Biographie rabelais

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  • Publié le : 9 novembre 2011
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Jeunesse[modifier]François Rabelais, fils d'Antoine Rabelais, sénéchal de Lerné et avocat, serait né en 1494[7], probablement au domaine de La Devinière à Seuilly, près de Chinon en Touraine, mais aucun document ne permet d’établir avec certitude ses véritables lieu et date de naissance. Ainsi la date de 1494 est très controversée, certains lui préférant 1483[8] ou encore 1489[9].

Sa petiteenfance est vraisemblablement similaire à celle des enfants de l'époque, dont il s'inspire sans doute pour décrire celle de Gargantua :

« c'est à savoir : à boire, manger et dormir ; à manger, dormir et boire; à dormir, boire et manger. Toujours se vautrait par les fanges, se mascarait le nez, se chauffourait le visage, éculait ses souliers, bâillait aux mouches et courait volontiers après lespapillons,… patrouillait en tout lieu… Les petits chiens de son père mangeaient dans son écuelle. »

Vers l'âge de neuf ou dix ans, l'enfant est envoyé non loin de la Devinière, au village de Seuilly, où se trouve une abbaye dont un Guillaume Rabelais est tenancier une quarantaine d'années auparavant, qui conserve des relations avec la famille du jeune François. La volonté des parents n'est pasconnue : peut-être l'y ont-ils envoyé pour consacrer à Dieu leur dernier-né et le faire moine, ou tout simplement pour l'instruire, ou peut-être encore sa mère est-elle morte en couche comme son personnage de Badebec mettant au monde Pantagruel.

Rabelais écrira bien plus tard sur les mères qui destinent dès le bas âge leurs enfants au cloître :

« Je m'ébahis qu'elles les portent neuf mois enleurs flancs, vu qu'en leurs maisons elles ne peuvent les porter ni souffrir neuf ans, non pas sept le plus souvent, et, leur mettant une aube seulement sur la robe et leur coupant je ne sais combien de cheveux sur le sommet de la tête, et avec certaines paroles, les font devenir oiseaux [oiseau = moine, NdlR]. »

Il explique également l'une des raisons les plus fréquentes poussant les parents àmettre leurs enfants en religion, à savoir l'incapacité des moines à hériter :

« Aussi, quand, dans quelque noble maison, il y a trop d'enfants soit mâles, soit femelles, de sorte que, si chacun recevait sa part de l'héritage paternel, comme la raison le veut, la nature l'ordonne et Dieu le commande, les biens de la maison seraient épuisés, les parents se déchargent de leurs enfants en lesfaisant clergaux. »

Le mot de « clergaux » est particulier à Rabelais (Cinquième Livre).

À Seuilly, un jeune moine nommé Buinart l'étonne par un sens droit et simple, un cœur inébranlable et un poing robuste, et dont il fait plus tard Frère Jean des Entommeures — en ajoutant à la nature. Mais, s'il est vrai que Frère Buinart se fâcha de la peinture, c'est qu'il est simple d'esprit, ou qu'il enjuge par ouï­dire et sur l'avis des malveillants.

Rabelais, au sortir de Seuilly, entre comme novice dans le couvent de la Baumette, fondé par le roi René d'Anjou. Il y rencontre le jeune rejeton d'une vieille souche tourangelle, Geoffroy d'Estissac, qui devint évêque de Maillezais à vingt-trois ans, et deux des frères du Bellay, dont l'un est évêque et l'autre capitaine. Il se fait jugerfavorablement par tous trois et les prévient grandement en sa faveur.

Selon Bruneau de Tartifume (1574-1636), Rabelais est novice, vers la fin de 1510 jusqu'en 1520, au monastère des Cordeliers (ordre des frères mineurs, ou franciscain) de la Baumette, construit devant la Maine, près du roc de Chanzé à Angers. Il y reçoit une formation de théologie.

Vie monacale[modifier]Rabelais rejoint plustard le couvent franciscain du Puy-Saint-Martin à Fontenay-le-Comte, où il devient moine vers octobre 1520. Rabelais achève son noviciat chez les Cordeliers de Fontenay-le-Comte, passe par tous les degrés de la cléricature et reçoit les ordres vers 1520.

À Fontenay-le-Comte, Rabelais se sent brûlé d'une soif inextinguible de savoir. Parmi tous ces moines qui, dit-on, faisaient vœu d'ignorance...
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