Biographie rimbaud

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  • Publié le : 28 juillet 2010
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THESE
La vie de Rimbaud était certes très tourmentée. Malgré sa jeunesse relativement calme, il devient vite un garçon très « effrayant » selon certains.
Durant sa vie, c’est son adolescence et sa vie de jeune adulte qui était la plus dramatique. Il y a eu en conséquence beaucoup de scandales à propos de lui, tachant sa réputation de poète. Nous avons donc décidé de rechercher quelles étaientces choix dans sa vie, pourquoi les a t-il fait, et leurs conséquences. Tout ceci le ramènera à un événement brutal qui a modifié la vie du héros, sa liaison tumultueuse avec Paul Verlaine. Nous avons décidé de ne pas parler de sa vie future, et plutôt donc de se concentrer sur sa vie de poète.

JEUNESSE
Arthur Rimbaud est né le 20 octobre 1854 à Charleville. Ses parents, Frédéric Rimbaud etVitalie Cuif se sont mariés en 1853. Son père était capitaine de l’infanterie à Mézières, il a également participé à la campagne d’Algérie et a été récompensé par la légion d’honneur. Sa mère était une paysanne de Roche, installée à Charleville. Fréderic n’était pas souvent présent à cause de son travail et les rares fois où il revenait c’était juste le temps de faire un nouvel enfant. Ensemble ilsauront donc cinq enfants : Frédéric, Arthur, Victorine (décédée à l’âge d’un mois), Vitalie et Isabelle. Au départ du père, Vitalie emménage avec ses enfants dans un taudis, rue Bourbon, une des plus misérables rues de Charleville à l'époque. Arthur a alors 7 ans.
Au bout de quelques mois le père d’Arthur rejoint son régiment à Grenoble il abandonne sa famille. Ensuite il prendra sa retraite àDijon. Vitalie se retrouve donc seule avec ses enfants. Elle va alors emménager dans un taudis de Charleville. Elle ne parle jamais de son mari et elle fait croire à tout le monde qu’elle est veuve.
Quand il a huit ans, Arthur va à l’institut privé de Rossat, à Charleville. Ensuite il rentre au collège en 1865, là il rencontre Ernest Delahaye avec lequel il gardera contact tout au long de sa vie.C’est un élève brillant, ses premiers vers sont écrits en latin. Il recevra quelques prix notamment à quinze ans lors du Concours Académique, il gagne le premier prix, il est encore collégien. Mais, comme le poème « Les Poètes de sept ans » le laisse imaginer, il bout intérieurement :
Et la Mère, fermant le livre du devoir,
S'en allait satisfaite et très fière, sans voir,
Dans les yeux bleuset sous le front plein d'éminences
L'âme de son enfant livrée aux répugnances.
Tout le jour il suait d'obéissance ; très
Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits,
Semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies.
Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant il tirait la langue, les deux poings
À l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.
Une portes'ouvrait sur le soir : à la lampe
On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,
Sous un golfe de jour pendant du toit. L'été
Surtout, vaincu, stupide, il était entêté
À se renfermer dans la fraîcheur des latrines :
Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.
Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet
Derrière la maison, en hiver, s'illunait,
Gisant au pied d'un mur, enterrédans la marne
Et pour des visions écrasant son œil darne,
Il écoutait grouiller les galeux espaliers.
Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiers
Qui, chétifs, fronts nus, œil déteignant sur la joue,
Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue
Sous des habits puant la foire et tout vieillots,
Conversaient avec la douceur des idiots !
Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes,Sa mère s'effrayait ; les tendresses, profondes,
De l'enfant se jetaient sur cet étonnement.
C'était bon. Elle avait le bleu regard, - qui ment !
À sept ans, il faisait des romans, sur la vie
Du grand désert, où luit la Liberté ravie,
Forêts, soleils, rives, savanes ! - Il s'aidait
De journaux illustrés où, rouge, il regardait
Des Espagnoles rire et des Italiennes.
Quand venait, l'œil...
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