Biographie voltaire

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  • Publié le : 27 mars 2011
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Biographie

Jeunesse
François-Marie Arouet est né le dimanche 21 novembre 1694 à Paris, dans la paroisse Saint-André-des-Arcs2, mais, dans divers écrits, Voltaire affirme être né en réalité neuf mois plus tôt le 19 ou le 20 février 1694 à Châtenay-Malabry : le baptême du 22 novembre à Paris à Saint-André-des-Arts aurait été retardé du fait du peu d'espoir de survie de l'enfant. Arouet contesteégalement sa paternité3.
Les Arouet
Originaires d’un petit village du nord du Poitou, Saint-Loup, où ils exercent au xve siècle et xvie siècle une activité de tanneurs, les Arouet sont un exemple de l’ascension sociale de la bourgeoisie au xviie siècle. Le premier Arouet à quitter sa province s’installe à Paris en 1625 où il ouvre une boutique de marchand de draps et de soie. Il épouse la filled’un riche marchand drapier et s’enrichit suffisamment pour acheter pour son fils, François, le père de Voltaire, une charge de notaire au Châtelet en 1675 assurant à son titulaire l’accès à la petite noblesse de robe. Ce dernier, travailleur austère et probe aux relations importantes, arrondit encore la fortune familiale, épouse le 7 juin 1683 la fille d’un greffier criminel au Parlement,Marguerite d'Aumard, avec laquelle il a cinq enfants (dont trois survivent), et il revend son étude en 1696 pour acquérir une charge de conseiller du roi, receveur des épices à la Cour des comptes. Voltaire perd sa mère à l’âge de sept ans. Il a un frère aîné, Armand Arouet (baptisé le 5 avril 16854, décédé le 18 février 1745), avocat en Parlement, catholique rigoriste et janséniste opiniâtre,célibataire dont Voltaire hérita les biens, et une sœur, Maguerite Catherine Arouet, dite Marie (baptisée le 29 décembre 1686 à Saint-Germain-le-Vieil4, morte le 15 octobre 1726), épouse de Pierre François Mignot, correcteur à la Chambre des Comptes, seule personne de sa famille qui lui ait inspiré de l’affection, qui sera la mère de deux fils, dont l'abbé Mignot, et deux filles, Madame de Fontaine et MarieLouise Mignot, la future Madame Denis. Contrarié et chagrin, François Arouet s'écrie : « J'ai pour fils deux fous, l'un en prose et l'autre en vers. » Armand François Arouet, né le 18 mars 1684, meurt quelques jours plus tard ; Robert Arouet, baptisé à Saint-Germain-le-Vieil le 18 juillet 1689, meurt très jeune5.
Éducation : les Jésuites et la société libertine du Temple

L’enclos du Temple,détail du plan de Turgot, 1739. Le palais du grand prieur se trouve à droite de la porte d’entrée.
Arouet père veut donner à son cadet une formation intellectuelle qui soit à la hauteur des dons que celui-ci manifeste dès son plus jeune âge. À dix ans, il entre chez les Jésuites du collège Louis-le-Grand, l’établissement le mieux fréquenté et le plus cher de la capitale. Les jésuites enseignent lelatin, le grec et la rhétorique, mais veulent avant tout former des hommes du monde et initient leurs élèves aux arts de société : joutes oratoires, plaidoyers, concours de versification, et théâtre qui occupe une large place dans la vie du collège. Élève brillant, vite célèbre par sa facilité à versifier, Arouet y apprend à plaire et à parler d’égal à égal avec les grands. Il y tisse des liensd’amitié et des relations précieuses dont il saura user toute sa vie : les frères d’Argenson, René-Louis et Marc-Pierre, futurs ministres de Louis XV et le futur duc de Richelieu.
À contre-pied de l’éducation des jésuites, la fréquentation de la société libertine du Temple eut une influence non moins importante sur le jeune Arouet. L’abbé de Châteauneuf, son parrain et homme de lettres, l’introduitdès l’âge de douze ans dans cette société qui rassemble au Temple dans l’hôtel de Philippe de Vendôme, grand prieur de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, des membres de la haute noblesse et des poètes, épicuriens lettrés connus pour leur esprit et leur amoralité, et amateurs de soupers galants où l’on boit sec. Le jeune garçon les amuse en leur faisant des vers « légers, rapides, piquants,...
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