Blaise pascal

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  • Publié le : 15 août 2011
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Blaise Pascal
Les Pensées

Dans ses liasses, Blaise Pascal nous expose sa réflexion sur la misère de l’homme, sur sa vanité, sa misère, le pourquoi de ses actions et les raisons de ces actions. Les Pensées peuvent ainsi concrétiser une anthologie du genre humain, bien que contradictoire car défendant l’absurdité des vanités humaines et réfutant celles-ci, tout en les glorifiant. Blaise Pascalémet par ailleurs un certain nombre de réflexion sur la justice, et sur la force.
Dans la pensée 56, Blaise Pascal définit l’absurdité du concept de la justice, car celle-ci est relative à tout homme ; En effet, il définit la justice comme relative à tout à chacun. Il n’y aurait donc pas de justice car chacun à sa conception de la justice, et de ce fait, la justice « réelle », au sens propre duterme n’existe pas. De fait, on obéit aux lois par conformité, pour obéir juste parce que cela est dans l’ordre des choses pour préserver l’équilibre de la société, et non parce que l’on trouve la justice juste et bienveillante.
Dans la pensée 62, Pascal nous parle de la superficialité de la justice, qui ne serait en fait qu’apparence. Le peuple croit aux lois parce qu’elles sont justes. Sil’on disait au peuple qu’une loi supposée juste est en fait injuste, le peuple se révoltera. Il faut donc judicieusement occulter la réalité de la justice, afin que le peuple s’y prête sans trop de question. Ainsi, Pascal définit la justice.
Mais dans la pensée 74, Pascal définit un équilibre entre la justice et la force, car la justice se soumettrait à la force, ce qui serait la raison del’avènement des rois, mais l’inverse, cependant, n’est pas toujours évident. Par ailleurs, dans la pensée 78, Blaise Pascal définit la justice comme une illusion au profit de la violence.
Car la force fait toujours semblant d’être juste, acquérant ainsi une liberté d’action totale et inconditionnelle, puisqu’elle est juste, et de ce fait, abuse de la violence pour s’imposer en tant que justice. C’estpourquoi Pascal définit la justice de Dieu comme seule vraie justice, car pacifique et n’utilisant pas de la violence ou de la force pour s’instaurer, mais utilisant la foi et la ferveur des hommes pour définir selon des lois morales édictées par l’église, pour instaurer la notion de bien et mal. La justice n’est donc qu’une illusion, une utopie, car elle ne prend forme concrète que lorsque la forcen’est utilisée.
Pascal la définit d’ailleurs comme une image, puisqu’elle ne fait dans ce cas que s’adapter, changeant incessamment de visage, selon celui que le bon vouloir de l’homme entend lui donner, dans la pensée 79. La justice n’as donc pas de représentation et suis les coutumes des hommes.
Dans la pensée 86, Pascal définit la vanité des hommes, et la vanité de leur raison, mais ilreconnait que ces vanités ont une origine et une raison, bien qu’elles soient vaine, et donc qu’il soit vain d’affirmer que ces vanités sont veines, et perfectionne sa pensée en mettant en exergue que la démonstration de la vanité commence par le renversement de l’hypothèse de la vanité de l’homme en prouvant que cette même hypothèse est elle-même veine. L’homme est vain, et est tout et son contraire.En d’autre terme, ce qui vient de l’homme, la force et la justice est vain, la force car elle est pure vanité, pur égo, et la justice pour des raisons sensiblement semblable, à défaut que la seule justice qui ne soie veine soit la justice divine.
Par ailleurs, la pensée 87 nous met en exergue la subjectivité et la vanité de la justice humaine, car en prenant l’exemple d’une guerre civile, Pascalnous démontre qu’il n’existe pas de justice une nouvelle fois : les deux prétendent avoir raison, les deux parties qui s’affrontent prétendent être la justice. Mais au final, on ne peut pas dire laquelle est la vraie. Cependant, la force permet de régler le conflit et d’instaurer la justice qui sera celle du plus fort, et non celle du plus juste.
Blaise Pascal définit d’ailleurs dans...
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