Bonheur et oubli- nietzsche

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  • Publié le : 3 avril 2011
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Etude de Texte : “Secondes considérations intempestives” – Nietzsche
Cet extrait nous provient de « Seconde Considérations Intempestives », une œuvre qui fait part d’une nouvelle conception de l’oubli avancée par Nietzsche, philosophe naturaliste allemand du XIXème siècle. Le travail de Nietzsche se résume notamment par une recherche sur les valeurs humaines et la critique même de cesvaleurs. Ici, Nietzsche nous fait part de la Condition du Bonheur, il s’agit de l’objet du texte. L’auteur est à la recherche du bonheur, et tente de définir la notion de « bonheur ». Ainsi cet extrait répond donc à la question suivante « L’oubli est-il une condition au bonheur ? », question à laquelle l’auteur répond à l’affirmative en disant qu’il est possible de vivre sans souvenir, mais qu’il estcependant impossible de vivre sans oublier, la recherche du bonheur passe donc nécessairement par l’oubli. L’auteur décrit dans un premier temps ce qui permet selon lui correspond au bonheur, dans une deuxième partie, il démontre sa thèse grâce à des exemples théoriques qui ont pour sujet l’homme. Dans sa conclusion Nietzsche parle des conséquences de sa thèse et la valide.
Dans lapremière phrase du texte, l’auteur nous parle du bonheur, le bonheur étant défini comme un état de jouissance combiné à une absence de trouble et de perturbation. On peut également associer le bonheur selon Nietzsche à l’ataraxie chez les Grecs, reconnu comme l’absence de toute perturbation chez un être vivant. En utilisant les mots grand et petit, l’auteur nous fait supposer qu’il y ait plusieurs typesde bonheur de degrés différents. La possibilité d’oublier est définie comme la faculté à se sentir pour un temps en dehors de l’histoire. Pour atteindre le bonheur, il faudrait donc selon Nietzsche se détacher de son passé et de ses souvenirs mais aussi de son futur afin d’oublier ses douleurs et ainsi atteindre son propre idéal de bonheur. Cependant, il est également important d’analyser ces deuxmots indépendamment l’un de l’autre. La possibilité relève de ce qui est possible ou réalisable, ce qui ne veux pas nécessairement dire que cette « possibilité d’oublier » est acquise d’emblée mais qu’il s’agit seulement d’une éventualité, d’une possibilité. La faculté est une aptitude naturelle, l’auteur nous montre ici que la possibilité d’oublier est naturelle et non forcée c’est-à-direqu’elle peut se produire ou non. De la ligne 3 a la ligne 7, Nietzsche affirme que « l’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant […] ne saura jamais ce qu’est un bonheur ». De cet exemple, on peut en déduire que pour l’auteur, tout homme qui n’est pas capable de vivre dans l’instant présent en faisant, rien que pour un certain lapse de temps, abstraction de son passé, de ses malheurs eten l’affrontant ne connaitrait jamais ce qu’est le bonheur et serait donc toujours hanté par ses souvenirs et son futur qui est imprévisible. Il s’agit donc ici bel un bien une invitation à l’oubli. Cet homme ne serait donc jamais prêt à changer sa manière de penser, ne pourrait donc jamais avancer et arriver au but ultime de la vie, le bonheur. Par conséquent, l’homme qui ne connait pas lui-mêmele bonheur ne sera ainsi jamais en mesure de transmettre ce bonheur à autrui car il ne le « possède » pas. Dans l’exemple qui suit de la ligne 7 à la ligne 10, Nietzsche nous peint le portrait d’un homme qui est incapable d’oublier son passé, en effet, un homme qui se condamne à vivre dans les malheurs de son passé n’identifierait plus aucun bonheur dans son présent jusqu'à perdre sa propreestime de soi et de sa vie. L’ « infinité de points mouvants » dont il est question ici, signifie que selon l’auteur, que sans l’oubli ,en vivant dans son passe ou ses espérances sur le futur l’homme serait réduit non pas à un corps mais une infinité de petites particules non significatives, l’homme est donc condamné a se noyer dans ses illusions, ses espoirs pour le futur. L’allusion a Héraclite...
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