Bonheur et vertu

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 2 (289 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 29 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
L’homme injuste peut-il parvenir au bonheur, ou sa conscience morale l’en empêche-t-elle nécessairement ? Le bonheur est-il indépendant de la vertu ?Pour Platon, un homme injuste est nécessairement malheureux, même s’il ne le sait pas. Il est malheureux parce qu’il croit faire ce qu’il veut, mais ilse trompe. Ce qu’il veut, c’est, comme tous les hommes, le Bien qui est aussi le Juste. Seulement, l’idée qu’il se fait du bien est erronée (parexemple, un homme injuste en affaires qui croit que le bien consiste à avoir le plus d’argent possible, quitte à léser les autres). Autrement dit, il sefait une fausse idée du bonheur ; il croit être heureux avec tout l’argent qu’il a amassé, mais en fait, il est malheureux, car le bonheur consiste enautre chose. Le ressort ici est l’identification du Bien (ou du juste) et du Bonheur ou du bon. Ce n’est donc pas parce qu’il se sent coupable que l’hommeinjuste ne peut pas être heureux, c’est parce que le bonheur a une définition réelle et objective, et qu’il ne cherche pas réellement le bonheur parson acte. Le Bonheur est à chercher dans la vie droite et juste. Depuis Platon s’est développée une définition subjective du bonheur ; on pense que leBien (le Juste, la Vertu) n’implique pas du tout le Bon ou le bonheur — on peut passer sa vie à être juste et être toujours malheureux. Mais il faudraitse demander si on peut dire inversement que l’on peut être injuste et être heureux ? La médiation entre les deux pourrait être l’estime de soi.
tracking img