Botticelli

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  • Publié le : 3 avril 2011
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JOLIY Roman L2.
Botticelli : Le sacré et le profane
De Christian Jamet,
édition Herscher,parution 1996.

Sommaire :

1) Florence au temps des Medicis

2) Les années de formation

3) La maturité artistique

4) L’influence de Savonarole

5) Les dernières années du peintre

Sandro Botticelli est né en 1445 à Florence. Élève de Filippo Lippi, il héritera de son maître la grâce, le goût du beau et l’intensité des couleurs.
Sandro Botticelli est d’un côtéprofondément sensible à la gravité de l’Histoire sainte, et d’un autre très attiré par les fables païennes. Il a donc toute sa vie était partagée entre le sacré et le profane. Allant même jusqu'à mêler les deux dans ses œuvres. «  Ses Venus ressemblent à des Madones, et ses grâces apparaissent comme les sœurs des anges ». C’est en cela qu’on caractérise cet artiste comme représentatif de la penséede son époque, point de convergence entre antiquité et chrétienté.

Florence au temps des Médicis :

Lorsque l’artiste vient au monde à Florence en 1445, au cœur du quattrocento, la ville impose sa suprématie intellectuelle et artistique à toute l’Italie. Au pouvoir depuis 1434, Cosme de Medicis a favorisé l’expansion artistique en créant une Académie analogue à celle de Platon dans la Grèceantique. Il y a de nombreuses artistes à Florence dont les architectes Brunelleschi, Michelozzo, des sculpteurs et des peintres (Donatello, Masaccio).

Sous l’impulsion des humanistes, la littérature fourmille d’allusions et de réminiscence aux valeurs de l’antiquité. (Venus et les nymphes, les faunes et les Zéphirs ). Tous les dieux de l’olympe semblent renaître. Ainsi dans son traité de lapeinture (1435), Leon Batista Alberti pose comme principes que l’artiste doit fréquenter des écrivains pour trouver l’inspiration en eux et leurs écrits. «  Je veux, écrit t’il, que le peintre soit autant que le peintre soit autant instruit que possible dans les arts libéraux, qu’ils se plaisent en compagnie des hommes de lettres, ils lui fourniront des sujets nouveaux et l’aideront a bien composerson invention ».
Conformément à cela, l'antiquité révélée par les humanistes est « la grande inspiratrice », ainsi retrouver les formes de l’antiquité devient pour les sculpteurs, peintres, orfèvres l’ambition suprême, la finalité de leurs arts.

C’est pourquoi de par son esprit naturellement ouvert et curieux de toutes choses, Botticelli va s’imprégner de la culture humaniste de la Florencerenaissante. Associant alors l’authentique sentiment religieux au charme de la mythologie païenne.

Les années de formations :

On dispose actuellement peu d’informations sur sa jeunesse artistique, en dehors de la biographie de Vasari écrite en 1550, quarante ans après sa mort. Mais ce qui est sur, c’est que la vocation de Botticelli s'est éveillée très tôt dans ce climat propice à Florence.Dernier né d’une famille de quatre enfant et de nature fragile, Alessandro ( son véritable nom) a été vite écarter de la tannerie tenue par son père, Mariano Filipepi, et c’est son frère surnommé Botticello ( tonnelet en français) qui s'est occupé de lui. Étant toujours ensemble on l’a bientôt nommé « Sandro du botticello » ou en latin « Sandro Botticelli ». Vers 1459 l’enfant est placé enapprentissage chez un orfèvre, puis il entre quelques années plus tard dans l’atelier de Fra Fillipo Lippi, considéré a l’époque comme le plus grand peintre de Florence. Il parvient rapidement à l’imiter dans ses premiers tableaux représentant des autels. Cette formation laissera sur l’élève une forte empreinte qui gardera toujours certaines formes caractéristiques des œuvre de son maître.
Pourtant...
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