Bric en afrique

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AfDB
1er trimestre 2011

Note analytique trimestrielle pour l’Afrique du Nord

CONTENUS
1 – Les BRIC en Afrique du Nord : assurer l’approvisionnement en minéraux et s’emparer de nouveaux marchés 2 • Tout a commencé par les minéraux 2 • l’Afrique du Nord : un marché en pleine croissance 5 • Le rôle de la diaspora chinoise 6 2 – Investissements des BRIC en Afrique du Nord : de « Made in China» à « Made in Egypt » 8 • Investir dans les minéraux et en aval 8 • Nouvelles incitations et nouveaux marchés 11 3 – Les BRIC et l’Afrique du Nord : le rôle de l’histoire et de la politique 12 4 – Perspectives d’avenir : l’histoire ne fait que commencer 15 Jacob Kolster Directeur ORNA j.kolster@afdb.org +216 7110 2065 Nono Matondo-Fundani Directeur ORNB f.matondo@afdb.org +216 7110 2054

LesBRIC en Afrique du Nord : les enjeux sont-ils en train de changer ?
Vincent Castel, Paula Ximena Mejia et Jacob Kolster*

Introduction
Les BRIC – acronyme désignant le groupe de pays formé par le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, que l’on doit à Goldman Sachs dans un rapport de 2001 intitulé « The World Needs Better Economic BRICs » – ont déjà gagné leurs galons de symbole du décentrementprogressif de la puissance économique mondiale des économies développées du G7 vers le monde en développement. A eux quatre, ces pays couvrent plus d’un quart des terres émergées de la planète, représentent environ 40 % de la population mondiale et plus de 15 % du PIB mondial. Entre 2000 et 2008, les BRIC ont vu le volume de leurs échanges commerciaux respectifs croître à des taux annuels situésentre 15 % et 25 %, c’est-àdire largement supérieurs à la croissance globale du commerce mondial. La part des BRIC dans le commerce mondial a donc plus

que doublé, passant de 6,3 % en 2000 à 12,8 % en 2008. Selon les estimations, les BRIC seraient à l’origine de plus de 50 % de la croissance économique mondiale au cours des dix dernières années. Nul doute qu’ils constituent désormais une forceéconomique avec laquelle il faut compter. Le 16 juin 2009, les BRIC ont donné encore plus de corps à cette réalité économique en tenant leur premier sommet annuel en Russie et portant principalement sur la formulation d’une position commune sur les réformes financières internationales et les changements climatiques. Les BRIC étant devenus une force incontestable de l’économie mondiale, leur incidenceet leur rôle sur le continent africain occupent une place de plus en plus importante et suscitent un intérêt croissant. Pour reprendre l’analyse de Standard Bank « BRIC and Africa: Tectonic Shifts tie BRIC

* Jacob Kolster est le Directeur du Département Régional Nord 1, Vincent Castel est le Coordinateur de programme pour la Tunisie et Paula Ximena Mejia est une consultante du DépartementRegional Nord 1.

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ORNA - ORNB
1er trimestre 2011

Note analytique trimestrielle pour l’Afrique du Nord

and Africa’s Economic Destinies » (octobre 2009), cette relation – entre les BRIC, quartet à la croissance la plus dynamique au monde,et l’Afrique, continent doté d’abondantes ressources naturelles et sans doute la dernière région émergente au monde – a des conséquences déterminantes pour l’avenir de l’Afrique avec des implications potentiellement planétaires. Déterminés à l’origine par les BRIC, en particulier par le besoin de la Chine en ressources naturelles qui a dégagé sans discontinuer des excédents commerciaux assezimportants en faveur de l’Afrique (par exemple, de plus de 22 milliards USD en 2008), les volumes des échanges commerciaux manifestent de plus en plus l’intérêt des BRIC pour l’exploitation de marchés de consommation africains en pleine expansion. La Chine est aujourd’hui la plus grande source d’importation et la deuxième destination des exportations, après les Etats-Unis, de l’Afrique. Faisant suite...
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