Brodeck differentes analyses du net

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  • Publié le : 8 mai 2011
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Résumé du livre
Le métier de Brodeck n'est pas de raconter des histoires. Son activité consiste à établir de brèves notices sur l'état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudrabeaucoup de temps pour que la situation s'améliore. 'On ne te demande pas un roman, c'est Rudi Gott, le maréchal-ferrant du village qui a parlé, tu diras les choses, c'est tout, comme pour un de tes rapports.'Brodeck accepte. Au moins d'essayer. Comme dans ses rapports, donc, puisqu'il ne sait pas s'exprimer autrement. Mais pour cela, prévient-il, il faut que tout le monde soit d'accord, tout levillage, tous les hameaux alentour. Brodeck est consciencieux à l'extrême, il ne veut rien cacher de ce qu'il a vu, il veut retrouver la vérité qu'il ne connaît pas encore. Même si elle n'est pas bonne à entendre.

a critique [evene]La note evene : 5/5La note evene : 5/5   par Mélanie Carpentier
La guerre 1914-1918 et le Nord des ‘Ames grises’ se sont évaporés. Dans ‘Le Rapport de Brodeck’, lescontours du temps sont vaporeux, l’espace incertain. Car plus qu’un roman, l’oeuvre est une fable universelle dans laquelle on ne nomme jamais vraiment. On pense à la Shoah, à l’Est de la France mais plus encore à toute l’histoire humaine. Brodeck écrit son rapport, expire sa vie sur le papier, Claudel, son obsession du mal qui possède et qui ronge. Derrière chaque phrase, c’est le monde qui déborde :cruel, absurde, abjecte. Les âmes grises sont devenues noires. Damnées ? La guerre est un état permanent de l’humanité. A la descente aux enfers succèdent des tentatives désespérées de revenir à la vie, des lueurs d’espoir. ‘Le Rapport de Brodeck’ devient bien vite le miroir d’une société dans lequel on se regarde la gorge nouée et les poings serrés. Comme le narrateur, on y voit l’autre. L’autre,l’étranger. L’autre, l’ami. L’autre, l’amour. Et l’on comprend que l’altérité unit et désunit. Passé maître dans l’outil romanesque, Claudel glorifie le propos par une construction virtuose. De l’ouverture si mystérieuse à la fin subtile, le conteur humaniste fait défiler nombre de personnages, multiplie les ruptures narratives, remonte le temps, entrelace ses récits mais jamais ne s’égare.D’ailleurs ce n’est pas Claudel qu’on lit, c’est Brodeck et la confession de ses souvenirs prégnants. Tout est si fluide. Et c’est donc à Brodeck que l’on associe cette plume parfois trop métaphorique et ses évidences naïves. ‘Le Rapport de Brodeck’ submerge. Il fait appel aux sens et à la chair. Se lit et se vit. Un roman majeur.

La lecture de Philippe Claudel ranime en nous un fort sentiment defraternité . L'auteur donne à voir, à travers des personnages quelconques, un profond humanisme et une grande compassion pour les objets de sa plume. Brodeck n'est rien. Le rapport de Brodeck est beaucoup : il donne à l'écriture un pouvoir inattendu, celui de dénoncer les failles humaines tout en immortalisant les blessures vécues dans les camps. Là bas, il y avait « chien Brodeck » :« Parfois,lorsque les gardes étaient ivres ou désœuvrés, ils s'amusaient avec moi en me mettant un collier et une laisse. Il fallait que je marche ainsi, avec le collier et la laisse. Il fallait que je fasse le beau, que je tourne sur moi-même, que j'aboie, que je tire la langue, que je lèche leurs bottes […] Aucun des autres prisonniers ne m'adressait la parole depuis longtemps : « tu es une merde Brodeck. »Comme les gardiens, ils répétaient que je n'étais plus un homme. Ils sont morts. Tous morts. Moi, je suis vivant. […] Chien Brodeck est revenu chez lui, vivant, et a retrouvé son Emélia qui l'attendait. »Claudel s'attache ici aux blessures de l'âme et appréhende les faiblesses de l'Homme:  peur de l'autre, pulsions meurtrières, repli sur soi.RésuméDans un village dont on ne sait pas le nom, peu...
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