Byzance

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  • Publié le : 6 décembre 2010
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L'EMPIRE BYZANTIN, DES MACÉDONIENS AUX COMNÈNES
(milieu du IXe-1204.)

I) Le rédémarrage et la reconquête (milieu du IXe-milieu du XIe s.)
1) Stabilisation et redémarrage.
• La fin de l'iconoclasme.
Rappel : l'Empire est confronté depuis les années 730 à une crise religieuse et politique que l'on appelle l'iconoclasme. Les empereurs et l'Église officielle ont interditle culte des images saintes. Ils se heurtent à la résistance d'une partie de l'Église, en particulier parmi les moines, très implantés dans la population. En 843 l'impératrice régente Théodora proclame le retour à l'orthodoxie.
• Le redémarrage économique.
Globalement, les difficultés économiques et le recul démographique que l'on a constaté lors de l'Age sombre (fin du VIe-milieu duVIIIe) cèdent le pas. La population de Constantinople passe ainsi de 50 à 70000 habitants au début du VIIIe à 200000 à la fin du IXe siècle, puis 40000 probablement au milieu du XIe siècle.
Le redémarrage économique se caractérise d'abord par les progrès des échanges. La rareté de la monnaie était un obstacle, mais justement, à partir du début du IXe siècle, les émissions de monnaies decuivre (follis) se multiplient. L'archéologie révèle la diffusion de la monnaie byzantine, tant dans l'Empire qu'en Méditerranée, en Russie ou en Europe du Nord. En dépit des interdictions d'exportation, le sou d'or byzantin, le nomisma, est bien le “dollar du Moyen Âge”.
La croissance de l'agriculture est faible sur le plan qualitatif, car le Moyen Âge byzantin n'a guère connu de progrèstechniques depuis l'Antiquité.
Enfin, à partir du IXe siècle se développe l'artisanat, d'abord à Constantinople. Le Livre de l'Eparque, un règlement des métiers de l'administration de la Cité, montre le souci de l'Etat de veiller à une libre concurrence sans entraves, sans monopoles, en contrôlant la qualité et les prix pour les consommateurs. La capitale développe en particulierl'artisanat du luxe, pour les besoins de la cour, de l'aristocratie ou les dons aux pays étrangers – mais certains articles de luxe demeurent interdits d'exportation (certains articles de soie).
Les échanges en Méditerranée s'animent aux IXe-Xe siècles : des commerçants orientaux font de courts séjours à Constantinople (juifs, chrétiens et musulmans, qui disposent d'une mosquée), Italiens du sud(Naples, Amalfi), Russes et Bulgares.
• L'essor culturel
Avec le soutien de la cour, se développe alors une culture raffinée, chrétienne mais qui s'inspire largement des modèles classiques. C'est le cas du Patriarche Photius, auteur d'une impressionnante Bibliothèque dans la seconde moitié du IXe siècle. Dans le second quart du Xe, c'est autour de l'empereur Constantin VII que s'épanouitun « encyclopédisme byzantin » : en fait, la volonté de conserver les sources connues. L'empereur prend l'initiative d'organiser lui-même certaines compilations et de rédiger une introduction (De Administrando Imperio pour les relations étrangères, De caeremoniis pour la vie palatine...).

Enfin, l'essor se manifeste aussi à Constantinople. Les structures de la ville antique ont peuchangé. Le Grand Palais connaît différents aménagements, en particulier de l'époque de Théophile jusqu'aux empereurs Comnènes, qui à partir de la fin du XIe siècle commencent à le délaisser pour le nouveau palais des Blachernes, situé au Nord de la Ville. En dehors de l'extension et de la consolidation des murailles, des aménagements portuaires – le long de la Corne d'or, qui avec ses échellesdevient le poumon commercial de la cité – les empereurs construisent peu : mais à partir du second quart du Xe, ils commencent à fonder en ville de vastes complexes religieux, comprenant en général un monastère, des bâtiments dépendants à vocation d'assistance : hospice, orphelinat, hôpital... Les plus célèbres sont le complexe des Manganes (milieu du XIe), l'Orphelinat (fin du XIe) et le monastère du...
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