Candide chapitre 3

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  • Publié le : 5 juin 2010
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Chapitre 3

I Une vision particulière de la guerre

Ce passage intervient directement après l’expulsion du château de Candide. Château qu’il considérait comme le paradis. C’est la première vision du réel que voit Candide. Il est considéré comme un héro.
Les épisodes de la guerre font allusions aux guerres contemporaines. Notamment les guerres des 7 ans. C’étaient des guerres horribles avecun enrôlement forcé. En effet, l'année 1756 est marquée par le début de la guerre de 7 ans entre l'Autriche et la France contre la Prusse et l'Angleterre, et en 1768, année durant laquelle Voltaire compose Candide, une campagne est en train de ravager l'Europe. Durant ces guerres il y avait des désertions comme le fait Candide ici. La guerre est présentée de façon inattendue : l'accent est mis surson aspect esthétique au début du passage puis suivi d’un envers l’horreur avec des châtiments corporels. Cette démarche voltairienne est conforme à la démarche des contes philosophiques avec une double image. L’auteur présente deux inconciliables de la guerre : - une fausse valorisation apparente et une dénonciation de l’horreur

1ere partie : fantastique surréaliste

1.l'aspect esthétique
L’auteur présente la guerre comme une composition en deux plans :
1 er : Défilé de deux armées , une armée alignée dans un champs de bataille ordonnée On remarque une énumération quatre adjectifs élogieux intensifiés par « si »: beau », « lest », « brillant », « ordonné ». Il y a une vision lumineuse. C'est un véritable spectacle, à rapprocher d'un tableau.
2 ème : aspect de lagaïté de la musique d’un concert. Il y'a un accompagnement musical: insistance sur « l'harmonie », les « Te Deum » qui sont des prières chantées. Enumération des instruments de musique : du plus aigu au plus grave. canons" à la suite des instruments de musique => idée de mort. Cependant le regard de Candide est complètement déshumanisé. Plus il ya du monde plus la fête est belle rhétorique dumonde. : Millier, mille

2. la comptabilité
En effet, il y a une évocation des hommes en nombre. Mort de millions d’hommes. Le narrateur tient une véritable comptabilité des tués, et énumère les chiffres et le total final sans manifester aucune émotion, sans scrupule comme si l'importance des chiffres traduit à elle seule l'opinion de l'auteur qui est de valoriser la guerre (cf. lescommuniqués militaires). Plus il y a d’homme, de champs de bataille, plus la guerre est immense et glorieuse. C’est la doxa. C’est la guerre qui triomphe et pas les hommes. De même, il fait des approximations avec désinvolture: « à peu près ». « le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes »: déshumanise les morts en les considérant dans un ensemble uniforme. Les hommes ne comptentpas.

3. un regard déshumanisé
"Harmonie" / "enfer" => contraste, antithèse. Lorsqu’il décrit les attaques, il utilise un ton très sec, purement objectif. Le narrateur se contente de citer les faits sans indignation, ce qui est plus efficace. Il y a quelque part une critique de Leibniz avec des phrases ironiques "ôta du meilleur des mondes environ 9 à 10 000 coquins qui eninfectaient la surface". Il veut dire par ici que Si "tout va bien dans le meilleur des mondes", les morts ne peuvent être que des "coquins" mais es ce une raison suffisante ?

4. la justification de la guerre
Le massacre est ici moralement et socialement justifié: « infectaient », « coquins » présentent les victimes comme des coupables. La guerre serait donc une mesured'assainissement. La guerre apparaît donc comme saine, elle tue les moins bon d’entre les hommes qui infectent la terre. Elle est vue comme une entreprise de désinfections. La guerre est une boucherie héroïque (antithèse, oxymore)
«  Tandis que … » ils invoquent Dieu a travers des champs religieux. Il y a des étendards. Voltaire dénonce la justification religieuse de la guerre. Guerre au nom de Dieu. Elle...
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