Candide lecture analytique chapitre iii

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  • Publié le : 3 avril 2011
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Chapitre III : Comment Candide se sauva d’entre les Bulgares, et ce qu’il devint
« Rien n’était si beau …. L’avait traité de même »

Après son expulsion du paradis, le premier malheur de candide ayant été de se faire enrôler de force, il semblait inévitable qu’il connaisse la guerre. Voltaire, ici, fait bien sûr référence à la guerre de 7 ans qui fait rage en Europe de 1756 à 1763. Lesenrôlements forcés entraînent de nombreuses désertions punies de châtiments corporels dont le Ch. II se fait l’écho. Les massacres de populations civiles sont fréquents. La dénonciation de l’optimisme de Pangloss et donc de Leibniz ne pouvait se faire que de manière efficace qu’à la lumière d’une réalité contemporaine dont l’horreur ne fait aucun doute.
Le chapitre III fait donc de Candide le « héros »malgré lui d’un épisode de la guerre entre les Abares et les Bulgares.

Lecture

Axes de lecture
La dénonciation de la guerre se fait à travers deux procédés : le spectacle des armées rangées, puis en action est l’occasion d’un tableau esthétique où la violence se trouve valorisée
Ensuite, l’envers du tableau donne la réalité de la guerre et le sort des populations civiles 
De l’ordre et del’esthétique on passe au désordre et à l’horreur. Aisni se trouve mise en relief l’opposition qui parcourt le conte entre la vision philosophique de Pangloss (transmise à Candide) et la vision réaliste qui apporte un démenti flagrant.

La valorisation de la guerre : Une vision esthétique et « philosophique » la « boucherie héroïque »

Le texte s’ouvre sur une vision esthétique, celle desarmées rangées en ligne de bataille. L’accent est mis sur l’aspect héroïque et sur une vision « philosophique » d’une véritable « boucherie ».
Ici, la description s’organise autour du point de vue de Candide, avec ses propres impressions et ses propres jugements : point de vue interne passant par le personnage qui bercé par le « tout est au mieux dans le meilleur des mondes » de Pangloss , laissepasser son émerveillement face au spectacle de la guerre.
L’aspect esthétique
La bataille se présente comme un véritable spectacle : utilisation de 4 adjectifs valorisants insistent sur la beauté et l’élégance des armées le plaisir est d’abord visuel
beau, leste, brillant et ordonné
L’usage de l’hyperbole, par l’utilisation de la tournure superlative « rien n’était si … que » donne àcette description une tonalité épique grâce à laquelle généralement on retrace les exploits souvent guerriers de héros exceptionnels et donc forcément élogieuse. La succession des adjectifs laudatifs, d’un nombre de syllabes croissant et dont le rythme est plus ample relève de l’amplification oratoire dans l’éloge.

La valeur esthétique de la guerre passe également par une référence à la musiqueet donc ici au plaisir auditif grâce à l’usage de l’hyperbole par l’énumération de quatre instruments, la référence à l’harmonie et par la tournure superlative « telle qu’il n’y en eut jamais ».

Un massacre moralement et philosophiquement justifié
- Le choix du terme « coquins » et du verbe « infectaient » très péjoratif présente les victimes comme des parasites dont la disparition estune bonne chose.
- Une comptabilité globale
Enumération de chiffres s’intègre peu à peu dans un total donné à la fin, sans aucune émotion particulière « six mille hommes de chaque côté », «neuf à dix mille », « quelques milliers », « trentaine de mille âmes », tout ce passe comme si l’importance des chiffres pouvait à elle seule souligner un succés, une victoire et valoriser la guerre à traversdes communiqués triomphants faisant état du plus grand nombre de victimes possibles. On peut cependant noter le caractère approximatif , « une trentaine », « à peu près », « quelques », comme si l’effet de nombre importait davantage que l’exactitude du nombre de victimes, cette approximation banalise ce nombre élevé, comme si les individus n’avaient pas d’importance.
-une justification...
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