Candide

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  • Publié le : 31 janvier 2010
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Candide est un conte philosophique écrit par Voltaire au XVIIIe siècle, siècle des Lumières. C’est une œuvre ironique et satirique de la noblesse. L’extrait, tiré du chapitre 3, décrit l’affrontemententre les Bulgares et les Abares. Candide assiste à la tuerie en tant que soldat du côté des Bulgares. On peut se demander quel objectif poursuit l’auteur en décrivant cette guerre ? Nous analyseronsd’abord la fausse vision élogieuse de la guerre présentée par Voltaire. Puis, nous étudierons ce que dénonce l’auteur au-delà de cette critique acerbe de la guerre.

I- Une fausse valorisationapparente de la guerre

Voltaire nous présente d’abord la guerre sous son plus beau jour. Il s’agit d’une fanfare, d’un spectacle qui créé une harmonie visuelle et musicale : « Rien n’était sibeau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées » ; « Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours ». C’est aussi un remède qui permet de se débarrasser des parasites quiinfectent la terre : « coquins » ; « infectaient ». Tout ceci est censé justifier le massacre.
Cependant, l’auteur estompe cet éclat apparent de la guerre de façon ironique. L’énumération desinstruments de musique se termine par « les canons », qui sont des instruments de mort. Il créé ainsi un contraste entre la mélodie et la mort. L’harmonie est aussi perturbée par l’opposition avec l’enfer« une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer ». Le mal de la guerre est mis en valeur. Aussi, Voltaire énumère de façon froide les victimes de la guerre, d’abord en nombre : « la mort de quelquesmilliers d’hommes », cette énumération reste imprécise et dénuée de sentiments, l’humain n’aurait donc pas d’importance ; puis il utilise le champ lexical de la famille pour montrer que tout le mondeest victime de la guerre : « des vieillards », « leurs femmes », … De plus, aucun des deux camps n’est épargné. L’auteur fait un parallélisme entre le village Abare et Bulgare qui ont subi le même...
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