Candide

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1626 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 16 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
FICHE DE LECTURE : CANDIDE DE VOLTAIRE

1)
Citation 1

« Tous les évènements sont enchainés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l’amour de Mlle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’Inquisition, si vous n’aviez pas couru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné unbon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d’Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »

Analyse : Dans cet extrait, c’est le précepteur Pangloss, l’ancien oracle de la maison de Candide qui parle. Puis, Candide, le personnage principal de l’histoire etéponyme conclut le discours de Pangloss par une simple phrase qui laisse porter la méditation.
Dans cette citation, Pangloss retrace toutes les épreuves endurées et traversées par Candide du début jusqu’à la fin.
Ce passage s’inscrit dans la situation finale de l’histoire : Pangloss nous donne une image de l’histoire positive « dans le meilleur des mondes possibles » en retraçant leur précédentparcours agité.
J’ai choisi cette citation en premier lieu pour sa structure originale et énumérative avec « si vous n’aviez pas » qui nous montre que tout ce que Candide a traversé, toute cette suite d’évènements n’aurait pas été la même si ce « hasard » n’avait pas décidé de ce destin, les choses se seraient déroulées autrement et Candide ne mangerait pas des « cédrats confits et des pistaches ».De plus, la réplique de Candide qui clôt cette histoire nous laisse imaginer ce que l’auteur a voulu nous transmettre à travers ces quelques mots : « mais il faut cultiver notre jardin ».
On peut penser que Voltaire a voulu dire qu’il faut accepter l’inévitable et faire le bien en cultivant notre jardin (travailler pour mériter), en travaillant pour améliorer le monde.
J’ai aussi choisi cettecitation car elle nous montre un véritable contraste entre le long discours de Pangloss (positif évidemment) et la simple phrase de conclusion de Candide qui ne se pose plus de questions sur la vie : il ne faut plus s’occuper des affaires des autres.

CITATION 2

« « N’aimez-vous pas tendrement ?... – Oh ! oui, répondit-il, j’aime tendrement Mlle Cunégonde. – Non, dit l’un de cesmessieurs, nous vous demandons si vous n’aimez pas tendrement le roi des Bulgares. – Point du tout, dit-il, car je ne l’ai jamais vu. – Comment ! C’est le plus charmant des rois, et il faut boire à sa santé. – Oh ! Très volontiers, messieurs » ; et il boit. « C’en est assez, lui dit-on, vous voilà l’appui, le soutien, le défenseur, le héros des Bulgares ; votre fortune est faite, et votre gloire estassurée. » On lui met sur-le-champ les fers aux pieds, et on le mène au régiment. On le fait tourner à droite, à gauche, hausser la baguette, tirer, doubler le pas, et on lui donne trente coups de bâton; le lendemain il fait l’exercice un peu moins mal, et il ne reçoit que vingt coups ; le surlendemain on ne lui en donne que dix, et il est regardé par ses camarades comme un prodige. »

Analyse :Dans cet extrait, on retrouve un dialogue entre Candide et un recruteur de l’armée (Prusse), puis le narrateur reprend la main en décrivant toutes les actions qu’entreprend Candide ou qu’on le fait entreprendre.
Ici, deux recruteurs de l’armée de Prusse veulent faire de Candide un soldat, qui, chassé du château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh à cause de sa maladresse avec Cunégonde s’estarrêté à tout hasard à la porte d’un cabaret, n’ayant plus de logis.
J’ai choisi cette citation pour sa forme : le dialogue entre Candide et le recruteur de l’armée Bulgare nous fait penser à une pièce de théâtre, comme un jeu de questions/réponses très rapide.
De plus, lorsque le narrateur reprend la parole, on remarque que l’enchaînement des actions est extrêmement rapide comme pour nous mettre...