Candide

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  • Publié le : 1 mai 2011
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Chapitre dix-neuvième, Candide

Introduction

Candide, comme nous l'indique ce prénom est un jeune héros naïf, nourri par la pensée optimiste. Au cour de son aventure, il rencontre un jeune nègre, « Le Nègre de Surinam », cette rencontre constitue pour lui un choc brutal et un retour à la réalité difficile. Candide remet alors en question son apprentissage et apprend à regarder le monde avecces yeux. Un monde cruel.
Voltaire, philosophe des Lumières écrit Candide en 1759, ce livre est perçut comme conte philosophique critiquant la vision optimiste de l'époque. Notamment contre le philosophe Leibniz.
Pour analyser le chapitre dix-neuvième, Candide de Voltaire nous allons nous poser cette question : Qu'est-ce que Voltaire cherche à nous faire comprendre ? Pour cela nous étudieronsl'extrait en deux grands axes :
L'optimisme de Candide ébranlé par la réalité, et
La dénonciation d'une société esclavagiste.

I- L'optimisme de Candide ébranlé par la réalité

A- Le choc brutal, la rencontre avec le nègre

La rencontre entre Candide et le nègre est fait par le narrateur d'un point de vu externe, 3e pers. du sg et pl. Il adopte un point de vu objectif, il raconteles choses telles qu'elles sont.
Le nègre est décrit sans artifice, d'abord par ses habits « la moitié de son habit » et ensuite ses propriétés physique « il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et le main droite ». Il y a l'emploi d'adjectif péjoratif, suscitant la pitié du lecteur.
Le narrateur qualifie cette homme mutilé par « Nègre » tandis que Candide le qualifie avec « monami ! »; celui-ci est ému et prend pitié alors que le narrateur reste impassible. Nous observons que tout d'abord, lors de la rencontre, Candide « dit » puis quand il part il « s'écrit », « il versait des larmes », « en pleurant ». Candide commence à prendre conscience de l'horreur de la société et de l'homme lui même à travers ce nègre.
Le refus de l'apprentissage de Pangloss débute : « jerenonce à ton optimisme » et et suivit de l'antithèse : « la rage de soutenir que tout va bien quand tout va mal »

B- L'attitude passive du nègre accentuant l'horreur

Le nègre répond à Candide par des phrases affirmative, sans dégout pour ce qu'il lui arrive «  j'attends mon maître » et sans haine pour son « fameux négociant », terme mélioratif qui souligne sa soumission.
Il necherche pas à argumenter son état « c'est l'usage », il reste calme et sans émotion, « je me suis trouvé dans les deux cas » souligne la gravité de ce qu'il a subit.
Retour dans le passé avec l'histoire de la mère au discours direct. Il raconte mot pour mot ce qu'elle lui a dit, sans exagérer un terme d'un autre.
L'exclamation « Hélas ! » traduit son désespoir, il ne peut rien y faire, ilaccepte encore ce qu'il lui arrive. Son destin semble scellé, il ne peut plus rien pour lui et les autres ne peuvent rien pour lui non plus. Parallèlement avec ce que sa mère lui a dit « tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère » et ce qu'il y répond « je ne sais pas si j'ai fais leur fortune,mais ils n'ont pas fais la mienne ». Il réalise son propre constat. La vision du nègre estnoir,sombre, elle contraste avec son attitude.


C- L'ironie subtile de Voltaire

L'ironie de Voltaire est perceptible en deux points ; lorsqu'il évoque « l'usage » de l'esclave et le rapport entre l'esclave et l'économie de l'Europe.

L'accent est mis d'abord sur « la moitié de son habit » avant la mutilation, cet ironie sert à insister sur la situation réelle de l'esclave.
L'adjectifmélioratif « fameux » donne une bonne image au maître de l'esclave mais son prénom « Vendedendur » nous écarte d'une personne à valoriser car on comprend par ce prénom « Vendeur à la dent dur », qui souligne la cruauté de notre « fameux négociant » …
Le fait que cette esclave parle de sa vie d'un ton « détaché », de façon crue est une façon de percevoir l' horreur de l'esclavagisme .« l'usage »...
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