Candide

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  • Publié le : 8 septembre 2010
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Candide est un conte philosophique de Voltaire publié en 1759, période pendant laquelle la France est en guerre contre l'Angleterre (Aujourd’hui appelé la guerre de Cent Ans). Voltaire, est l’un des plus grands philosophes des Lumières en raison de ses contes philosophiques mais aussi de son engagement contre les erreurs judiciaires. Il écrit Candide, 3 ans après un terrible tremblement de terrequi a détruit Lisbonne, à travers ce conte philosophique il donne son point de vue vis-à-vis de l’optimisme et met en scène un héros tout à fais original. Nous sommes ici au début du chapitre III, Candide a été chassé du paradis terrestre, s'est fait enrôlé dans l'armée bulgare. Dans cet extrait, il se retrouve sur un champ de bataille où s'opposent Abares et Bulgares. A travers cet extrait lelecteur peut percevoir un décalage entre ce qui est vu par Candide d’un œil optimiste et la dure réalité de la guerre dénoncé par l’ironie. Par conséquent nous verrons les différentes images de la guerre du point de vue de Candide dans un premier temps et dans un deuxième temps nous verrons les effets de décalages et les critiques implicites.

Dans ce premier axe nous développerons les différentesvisions contrastées de la guerre à travers le regard de Candide. En effet, le lecteur est amené à concevoir ce passage comme un spectacle esthétique décrit par le héros, dès les premières lignes la guerre est présenté de façon valorisante : « […] formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. », cette citation n’évoque en rien la violence telle qu’elle doit l’être, cette batailleest perçut comme un spectacle qui suscite l’admiration du héros. Cette admiration est visible par les quatre adjectifs mélioratifs : « Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné … » mis en relief avec l’anaphore de l’adverbe d’intensification « si », le héros est clairement émerveillé face à cette guerre. La beauté auditive vient s’ajouter à la beauté visuelle du spectacle avecl’harmonie crée par les quatre instruments : « Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons formaient une telle harmonie […] ». Cependant la violence de la guerre apparait tout de même avec la présence des moyens de destructions « canons », « baïonnette », « mousqueterie » ou encore avec le compte approximatif du nombre de mort par Candide « à peu près », « environ »,« quelques ». Néanmoins certains indices nous montrent bien que le héros n’est pas choqué par la violence de cette guerre, l’expression « le tout » déshumanise les individus morts qui sont réduits à un simple nombre, Candide est indifférent comme s’il ne réalisé pas ce qu’il se passé. Les soldats morts sont qualifiés de « coquins », des êtres peu recommandable qui « infectaient la surface », Candide suit lathéorie de Leibniz, tous ces morts sont nécessaires dans la mesure où elle permet de rendre le monde meilleur. Candide évoque tous ces morts avec des euphémismes « les canons renversèrent », il n’emploie par le verbe « tuer », « la mousqueterie ôta du meilleur des mondes », le lecteur perçoit clairement la naïveté du héros. Nous avons donc une vision « héroïque » de la guerre.
Après l’aspectvalorisant et « héroïque » de la guerre Candide nous renvoi l’image apocalyptique de la guerre. Le héros change de vision passant d’un aspect positif  « des âmes » à un aspect plus négatif « tas de morts et de mourants », qui dénonce nettement les conséquences terrible de la guerre. Le lecteur découvre à présent l’horreur de la guerre avec notamment la mort de civils innocents : « vieillards »,« femmes », « enfants », « filles », on s’attaque à des personnes faibles, sans défense. L’aspect « boucherie » de la guerre est par la suite intensifié avec un passage marqué par les horreurs causés par cette bataille : « des vieillards criblés de coups », « leurs femmes égorgées », « à leurs mamelles sanglantes », « des filles éventrées », Voltaire cherche à choquer, indigner le lecteur par ces...
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