Capital transmission

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  • Publié le : 20 mai 2011
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Prenez une population jeune et dynamique. Ajoutez-y un tissu étendu d’entreprises
familiales désireuses d’assurer leur succession, puis d’importants besoins en capitaux et finissez par un taux de croissance relativement épargné par la crise. Vous obtenez alors… le Maghreb – zone encore méconnue de la plupart des acteurs français du capital investissement mais néanmoins très prometteuse.C’est du moins l’opinion de Paul Tholly, membre du directoire de Siparex et spécialiste des pays émergents. ‘‘Siparex a débuté dans la région Méditerranée il y a quinze ans avec l’idée de dupliquer son modèle en Tunisie, puis au Maroc. Depuis nous agissons à la fois en tant qu’expert
technique, formateur d’équipes et administrateur de sociétés de gestion dans toute la région du Maghreb pour un totald’environ 420 M€ de capitaux sous-jacents. L’Afrique du
Nord dans son ensemble constitue un relais de croissance indispensable au développement de nos activités et c’est dans cet esprit que nous venons de nous implanter en Egypte en créant une Joint-Venture avec Beltone Private Equity, Beltone Mid-Cap Fund, qui en est déjà à 40 M$ levés sur un objectif de 100 M$.’’ Encore émergente,l’industrie locale du private equity suscite depuis longtemps l’intérêt d’institutions comme la Banque Mondiale ou le FMO (Société Néérlandaise pour le financement du développement) et, plus récemment, d’investisseurs anglo-saxons et même de family office européens. ‘‘Disons que nous avons désormais intégré l’écran radar des grands fonds internationaux
de private equity’’, confie cet investisseur local.D’autres professionnels expérimentés
connaissent bien le Maghreb pour y évoluer depuis des années, y voyant le complément naturel de leur activité sur le marché français. Tel est le cas de Jean-Luc Bédos, associé responsable de l’activité Private Equity chez Lefèvre Pelletier & associés. ‘‘L’expérience du marché hexagonal
constitue aujourd’hui un vrai atout pour conseiller au mieux les acteurslocaux qui ne s’appuient pas encore sur des pratiques standards de marché et doivent adapter leur documentation
contractuelle en fonction de la transaction. En pleine évolution, l’industrie marocaine du private equity n’est pas sans rappeler l’état du marché français à la fin des années 80. Nos clients attendent donc de nous un accompagnement spécifique et une vrai capacité à formuler des solutionsinnovantes’’, confie le professionnel. Ce dernier a d’ailleurs travaillé pour la quasi-totalité des fonds investissant au Maghreb et y consacre aujourd’hui près de 30% de son temps. Outre son activité de conseil, Jean-Luc Bédos joue un rôle de consultant auprès de l’AMIC, l’Association Marocaine du
Capital Investissement, et contribue ainsi à la formulation des propositions visant à améliorerl’environnement réglementaire du capital-investissement au Maroc. L’Association vient d’ailleurs
pour la première fois de publier une étude de synthèse sur l’Activité, la Croissance et la Performance du marché marocain sur le modèle de ce qui se fait depuis de nombreuses années en France. Selon cette étude, près de100 entreprises ont en 2008 bénéficié du financement des investisseurs en capitalpour un montant d’environ 2 Mds de dirhams, soit environ 180 M€. Le marché, certes, demeure de taille encore réduite. Mais le potentiel est bien là. Au Maroc, de nombreuses entreprises familiales constituées au moment de l’indépendance sont aujourd’hui confrontées à un problème
de transition. Qui plus est, ‘‘le mode de développement le plus direct pour un grand corporate désireux de s’implanterdans la région consiste à procéder par voie d’acquisition, ce qui représente
une voie de sortie intéressante pour nous, investisseurs. Notre logique consiste donc à bâtir rapidement des champions régionaux via du buildup afin de constituer des plateformes
adaptées aux besoins des groupes industriels’’, témoigne Abdellatif Imani, associé d’Amundi Private Equity AI (ex SGAM), qui gère un...
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