Capital

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  • Publié le : 19 mars 2013
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LE CAPITAL

Marx veut démontrer que le profit est basé sur l’exploitation. On a un appareillage conceptuel et qui peut, moyennant quelques changements, servir des causes idéologiques.

L’arrière fond de sa réflexion :

– Il adhère à la perspective classique générale selon laquelle toutes les productions reposent en définitive sur le seul travail humain, partant des ressourcesnaturelles.
– Il adhère aussi à la théorie de la valeur-travail de Ricardo
– La loi de la valeur ou de l’équivalence : càd qu’à l’équilibre, les marchandises s’échangent en fonction du travail nécessaire à leur production (Ricardo)
(( 1) si le coût de production/le salaire augmente, la valeur
du bien reste la même car le travail/la technologiepour fabriquer le bien est inchangée (R )
2) Chez S, si le salaire/ le coût de production augmente, la valeur du bien augmente car une des valeurs entrant dans dans la composition du bien est + chère. ( pour S la valeur est tout ce que l’on additionne pour la fabrication du bien.
– Il distingue la sphère de la circulation (opère l’échange de la marchandise) et de laproduction (donne la valeur à la production)
– Pour M l’argent touché par les biens produits devraient aller à ceux qui produisent ce bien et non aux capitalistes qui eux ne font rien.
– Il va aussi s’interroger sur le profit :
o Il va opposer 2 logiques de fonctionnement [1] :
1. le fonctionnement basé sur la valeur d’usage : M – A– M
2. le fonctionnement centré sur une logique de poursuite de profit : A – M – A’
A-A’ = le profit.
– Pour M, le capitalisme est un rapport social (cela implique donc préalablement un rapport de classe et c’est une interaction entre capitalistes et salariés) ayant sa logique propre qui consiste en un mouvement incessant decréation de profit.
– La logique du capitalisme n’est pas de l’ordre de la création de valeur d’usage MAIS de créer du profit.








LIVRE I
DEUXIÈME SECTION
LA TRANSFORMATION DE L’ARGENT EN CAPITAL
CHAPITRE IV
LA FORMULE GÉNÉRALE DU CAPITAL



p. 115 « La circulation des marchandises est le point de départ du capital. Il n’apparaît que là où la production marchande et lecommerce ont déjà atteint un certain degré de développement. »
p. 115 « Aujourd’hui comme jadis, chaque capital nouveau entre en scène, c’est-à-dire sur le marché — marché des produits, marché du travail, marché de la monnaie — sous forme d’argent, d’argent qui par des procédés spéciaux doit se transformer en capital. 
L’argent en tant qu’argent et l’argent en tant que capital ne sedistinguent de prime abord que par leurs différentes formes de circulation.
La forme immédiate de la circulation des marchandises est M—A—M, transformation de la marchandise en argent et retransformation de l’argent en marchandise, vendre pour acheter. Mais, à côté de cette forme, nous en trouvons une autre, tout à fait distincte, la forme A—M—A (argent—marchandise-argent), transformation del’argent en marchandise et retransformation de la marchandise en argent, acheter pour vendre. Tout argent qui dans son mouvement décrit ce dernier cercle se transforme en capital, devient capital et est déjà par destination capital. »
p. 119 « La circulation simple — vendre pour acheter — ne sert que de moyen d’atteindre un but situé en dehors d’elle-même, c’est-à-dire l’appropriation devaleurs d’usage, de choses propres à satisfaire des besoins déterminés. La circulation de l’argent comme capital possède au contraire son but en elle-même; car ce n’est que par ce mouvement toujours renouvelé que la valeur continue à se faire valoir. Le mouvement du capital n’a donc pas de limite. » ( Critique, pourquoi chercher du profit pour soi-même, ce qui compte c’est la valeur d’usage. Il y...