Cas homosexuel en ouganda

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  • Publié le : 20 novembre 2010
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EXPOSE SUR LES HOMOSEXUELS EN OUGANDA

Le sujet dont nous allons parler aujourd’hui traite d’une nouvelle loi qui risque d’être adoptée en Ouganda (pays de l’est de l’Afrique) cruelle condamnant les homosexuels à la prison, et même à la peine de mort. Le Parlement ougandais planche depuis le mois d'octobre sur un projet de loi visant à sanctionner l'homosexualité, d’après le quotidien canadienThe Globe and Mail. La controverse est d'autant plus forte que le président de la République ougandaise, Yoweri Museveni, présidera la rencontre entre les 52 chefs de gouvernements membres du Commonwealth qui se tiendra à Trinité-et-Tobago (Caraïbes), le 27 novembre. D'un pays du Commonwealth à l'autre, les positions divergent fortement sur le sujet. Si un certain nombre d'Etats comme le Canada etla Grande-Bretagne se montrent libéraux, la justice de certains pays africains ou caribéens considère l'homosexualité comme un crime. Selon les observateurs, il est fort probable qu'en Ouganda le texte soit adopté. Le Parlement ougandais poursuivra l'examen du projet de loi qui fait de l'homosexualité un crime passible de la mort : c'est ce qu'a déclaré, le 14 janvier, Edward Ssekandi,porte-parole de l'Assemblée. L'institution fait ainsi fi des réserves émises par le président Yoweri
Museveni et des critiques formulées par les pays donateurs et les associations de défense des droits de l'homme, constate le quotidien de Kampala. Les Etats-Unis, entre autres, ont menacé de suspendre leurs aides au pays si la loi venait à être adoptée. 
En octobre, David Bahati, un député du Ndorwa West,a présenté devant le Parlement une loi contre les homosexuels, proposant dans son texte d’instaurer le crime d’“homosexualité aggravée”, requis lorsque le coupable a des rapports sexuels avec un handicapé ou un mineur, ou bien lorsqu’il y a transmission du virus du sida. Ce crime devrait être puni de la peine de mort, a-t-il proposé.

Le texte, tacitement approuvé par le président de l’Ouganda,Yoweri Museveni, condamnerait aussi tous ceux qui ne dénonceraient pas une relation homosexuelle. Un journaliste commettrait aussi un délit s’il interviewait un couple gay. Bien que David Bahati ait affirmé qu’il ne menait pas une campagne de haine, il n’a pu expliquer le manque de faits justifiant son initiative. Celle-ci cherche à alourdir les sanctions prévues par le Code pénal, qui fait déjàde l’homosexualité un crime passible d’une peine de prison à perpétuité. Dans un pays où l’homosexualité est encore taboue, cette proposition de loi attise l’homophobie de nombreux Ougandais, et tout porte à croire qu’il ne sera jamais tenu compte des inquiétudes exprimées par les défenseurs des droits de l’homme. Le gouvernement canadien a qualifié cette loi de “nauséabonde” ; les autoritéssuédoises ont menacé de réduire leur aide à cause de ce texte, jugé “écœurant”. Cela n’a pas empêché le gouvernement ougandais de soutenir cette loi, qui ferait de l’Ouganda l’un des pays les plus dangereux au monde pour les homosexuels. Plus tard, dans une conférence de presse organisée à la hâte pour condamner les homosexuels d’Ouganda, le ministre de l’Ethique a lancé une attaque en règle contre lesgays, déclarant aux journalistes qu’ils pouvaient “faire une croix sur les droits de l’homme”. A en croire Ladislaus Rwakafuuzi, avocat spécialisé dans les droits de l’homme, la loi proposée par David Bahati “n’est pas nécessaire” en Ouganda. Pourtant, beaucoup estiment qu’elle sera adoptée sans grande opposition. D’ores et déjà, le président de la Chambre, Edward Sekandi, n’a pas hésité àdéclarer que le pays devrait tout mettre en œuvre pour “en finir avec” les relations homosexuelles. Si elle est adoptée en l’état, la loi poussera les gays ougandais encore davantage dans la clandestinité.
De plus en plus de voix s'élèvent contre le projet de loi prévoyant de faire de l'homosexualité un crime passible de la peine de mort. Après les associations de défense des droits de l'homme, ce...
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