Casamance, une paix definitive

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 4 (881 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 10 décembre 2009
Lire le document complet
Aperçu du document
La paix en Casamance, peut-être ;
définitive, le doute est permis.

Le 30 décembre 2004, une cérémonie réunissant Ousmane Ngom, ministre de l’intérieur du gouvernement sénégalais, et l’abbéDiamacoune Senghor, leader charismatique du MFDC (Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance), met officiellement un terme à plus de vingt-deux ans de conflit, par la signature d’un accord de paix enCasamance.

Les circonstances de la signature

Les combats entre l’armée sénégalaise et les rebelles (présentés comme séparatistes) ont cessé depuis plus de trois ans ; le banditisme a presquedisparu depuis quelques mois.
Cette période d’accalmie suscite beaucoup d’espoir quant au maintien de cette paix définie comme « définitive ». Cette nouvelle résolution (au contraire des accords de paixprécédents) nous permet-elle d’y croire au point de l’espérer ? Les problèmes sont-ils ainsi posés de telle façon à ce que la population civile casamançaise, puisse y trouver les remèdes à ses maux ?Bref retour aux racines du conflit

La plupart des observateurs s’accordent à trouver, en le conflit pour la terre et les ressources de Casamance, les bases du mouvement de contestation de lapopulation. Les conflits fonciers font suite aux crises écologique et financière qui touchent le Sénégal à la fin des années soixante-dix. Dans ce contexte difficile, la Casamance fait ,à tort, figured’espoir : pour les populations du nord du pays, entre autres (guinéens, …), et pour l’Etat qui compte y trouver les devises qui lui font tant défaut (grâce au tourisme et à la pêche principalement).Cette arrivée massive de populations étrangères à la Casamance coïncide avec la mise en application dans la région (1979) des réformes foncières (lois foncières de 1964 et réforme administrative de1972). Ces circonstances, desquelles découle un certain flou qu’accompagnent tout un lot de malversations, entraînent les Casamançais à penser que l’Etat est complice voire organisateur du « pillage »...
tracking img