Cedeao

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1251 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 17 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE DAKAR

7, Avenue Faidherbe – BP : 21354 – Dakar, Sénégal
Tel. (221) 849 69 19 – Fax. (221) 821 50 70 –
Site Web: www.supdeco.sn Email: supdeco@sentoo.sn

-------------------------------------------------

-------------------------------------------------
COURS :
-------------------------------------------------
CONNAISSANCE DES PRINCIPALES ZONESECONOMIQUES
-------------------------------------------------
MASTER 2
-------------------------------------------------
MARKETING - COMMERCE INTERNATIONAL
-------------------------------------------------
COMMUNICATION -GRH

READING PAPERS / DOCUMENTS A LIRE :
LES NATIONS D’ASIE DU SUD ESTM. Amadou Maleine NIANG
amniang4@hotmail.com
amadoumaleineniang@yahoo.framalniang@gmail.com

Année académique 2010 – 2011

I. LES DRAGONS DU SUD-EST ASIATIQUE
Dans les années 80 et 90, quelques pays ou territoires (Singapour, Malaisie, Taiwan, Corée du Sud, Hong-Kong, etc.) ont enregistré, grâce à leur capacité de travail et à leur politique économique etsociale attractive, des taux de croissance et des succès tels qu’ils ont été cités en exemples et ont détourné au détriment d’autres régions du Sud, des investissements importants. S’ils restent aujourd’hui en assez bonne position, d’autres pays d’Asie les ont rejoints et même dépassés.
Ruinés et dévastés par la seconde guerre mondiale et l’occupation nipponne, les « dragons » (1) furent lespremiers pays asiatiques après le Japon, à connaître des succès considérables.
Le redéploiement d’une grande partie de la capacité manufacturière japonaise dans ces pays (2) dopa rapidement leur croissance.
Si des investissements directs massifs du Japon ont rendu possible la première phase du décollage économique des « dragons », leur mode de croissance a été ensuite façonné par d’importants apportsde capitaux nomades à la recherche d’investissements à hauts rendements dans les marchés émergents (3).
L’absence de matières premières dans ces régions a conduit les gouvernements d’après-guerre, à ouvrir leur pays au commerce international et à imposer une stratégie d’industrialisation par les exportations. Cette politique économique dirigiste ne fonctionna que grâce à de bas salaires, defaibles coûts de production et à un consensus national issu de l’environnement religieux et culturel.
Ces régimes, autoritaires mais prospères, furent tolérés et même encouragés dans le cadre d’un accord donnant au Japon, à la Corée du Sud et à Taiwan un rôle de rempart sécuritaire autour de l’Union soviétique et de la Chine. Ils ont alors troqué leur souveraineté politique contre un accès sansrestriction au marché américain.
Dans les années 80, le relais fut pris par les « tigres », c’est-à-dire la Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie qui occupèrent des créneaux tels que le textile, la confection et l’électronique. C’est dans cette même décennie que la Chine émergea grâce aux réformes économiques lancées par Deng Xiao Ping en 1977.
Pendant les années 90, c’est au tour du Vietnam - etdans une moindre mesure des Philippines - de connaître une croissance rapide.
La stratégie économique de ces pays nouvellement industrialisés a réussi pendant plusieurs années. Mais elle est aussi à l’origine, ainsi qu’en atteste la crise asiatique de 1997, de la vulnérabilité structurelle de ces économies fondées sur des branches exportatrices certes compétitives mais étroites. Après avoir parlé...
tracking img