Centration sur l'apprenant

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  • Publié le : 26 juillet 2011
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Au préalable, il convient de rappeler que la recherche sur les stratégies d’apprentissage est issue du mouvement didactique de la centration sur l’apprenant qui s’est instauré en didactique des langues en début des années 1970( Cuq 2003), en réaction aux méthodes de l’enseignement apprentissage des langues vivantes de même qu’aux divers courants de recherches précédents qui ont jalonné ledomaine de la recherche sur l’enseignement /apprentissage des langues dans les années 1950/1960.
Acet égard, par souci de mieux comprendre ce qu’implique le mouvement de la centration sur l’apprenant de même que pour mieux circonscrire le contexte d’émergence de la recherche sur les stratégies d’apprentissage dont il découle, il nousparaît indispensable d’aborder succinctement certaines méthodes et recherches antérieures à ce mouvement.

Dans cette perspective,  nous cherchons donc à répondre essentiellement et respectivement à 3 questions qui nous intéressent : Quelle est la conception de l’apprentissage dans ces méthodes et ces modèles théoriques précédents ? Comment cette centration sur l’apprenant s’est mise enplace à travers l’évolution théoriques de ces modèles ? Comment la recherche sur les stratégies d’apprentissage est _elle devenue un champ de recherche autonome grâce à cette nouvelle orientation didactique qu’est la centration sur l’apprenant ?.
En réponse à ces interrogations, nous consacrons ce qui suit, à l’analyse des méthodes audio orale et audiovisuelle et de 3 modèles théoriques àsavoir : L’analyse contrastive, l’analyse des erreurs et l’interlangue qui ont largement influencé la recherche sur l’enseignement /apprentissage des langues désormais (REAL).
Ainsi au niveau des méthodes, c’est les méthodes audio_orale et audiovisuelle, désormais siglées (MAO et MAV), qui ont prédominé l’enseignement des langues vivantes dans les années 1950/1960, unepériode où la REAL est fortement imprégnée des données de la linguistique et de la psychologie. Dans cette optique, la MAO et la MAV quoi que divergentes sur bien d’égards et différentes au niveau de leur théories de référence à savoir : la linguistique structurale Bloomfieldienne et la psychologie behaviouriste et linguistique de la parole en situation et le gestaltisme, elles conçoiventl’apprentissage d’une langue comme un montage d’habitudes grâce aux pratiques intensives de ces structures par l’apprenant. Ainsi, le rôle de l’apprenant dans l’apprentissage est un rôle passif consistant à répéter les structures de la L² par le biais des exercices structuraux qui favorisent l’apprentissage.
Fondée sur les apports des théories du transfert en psychologie et de la linguistiquestructurale, ses démarches consistent à comparer les structures du système de la L1 à ceux de la L² en vue de pronostiquer les interférences génératrices de difficultés lors de l’apprentissage de (L²). Ces interférences, qui se manifestent sous forme d’erreur dans la production langagière de l’apprenant, sont perçues comme un signe de non apprentissage et non pas comme un signe révélateur desprocessus cognitifs mise en jeu par l’apprenant lors de l’apprentissage de L² ce qui reflète conception passive de l’apprentissage dans le modèle de l’analyse contrastive. Dans cette perspective, Porquier (1984 :205) confirme :
« Ce qui est transféré (….) ce n’est pas seulement des savoirs faire, des habitudes verbales et des structures linguistiques mais plutôt l’expérience langagière et cognitiveintériorisées par l’individu. ».
Du fait que l’analyse contrastive ne rend compte que d’erreurs interférentielles, elle n’a pas apporté de solution vraiment satisfaisante à la recherche sur les difficultés liées à l’apprentissage. C’est l’analyse des erreurs qui va prendre le relais de l’analyse contrastive.
Quant à l’analyse des erreurs’, elle s’est développée, à partir des années...
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