Ceuta et mellila

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  • Publié le : 28 avril 2011
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Ceuta et Melilla : « murs de la honte européen »

Les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc, voies d’accés de migrants africains vers l’Union européenne, de plus en plus militarisées. Au moins huit personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées par les forces de l’ordre marocaines. Des centaines ont été expulsées dans le désert. La FSU a exprimé « son indignation ». Elleréclame que les responsabilités soient déterminées et dénonce le traitement du phénomène migratoire par le biais d’une réponse répressive et sanglante remettant en cause la libre circulation des personnes et le droit d’asile garantis par la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

L’Europe-forteresse va droit dans le mur de la honte

Tous les jours, des migrants venus d’Afrique meurent auxfrontières de l’Europe pour avoir eu l’audace de croire qu’ils pourraient y vivre en paix et dans la dignité.
A Ceuta, à Melilla, la situation a atteint un seuil intolérable : un mur de barbelés se dresse entre l’Union européenne et l’Afrique et on n’hésite pas à tirer, quitte à tuer, pour empêcher qu’il soit franchi.
Au Maroc même, une véritable chasse s’est organisée. Des enfants, des femmes,des hommes, assoiffés, affamés, sont traqués et abandonnés en plein désert.
Est-il tolérable que l’Union européenne renie ainsi son obligation morale d’au moins entendre la demande de ceux qui viennent chercher asile ? Comment un tel traitement est-il possible ? Comment, au prétexte de réguler des flux migratoires, la politique de l’Union européenne peut-elle conduire l’Espagne à fermer sesfrontières, en érigeant un mur comme si elle était assiégée par un ennemi redoutable ? Comment l’Union européenne ose-t-elle décharger ses responsabilités sur des « États tampons », en l’espèce le Maroc qu’elle laisse, sans réagir, envoyer des migrants à la mort ? Pour tenter de pénétrer sur le territoire de l’Union européenne, ils ont parcouru à pied des centaines de kilomètres, au risque de leurunique bien qui est la vie. Est-il acceptable que ceux qui fuient la pauvreté, la guerre et les conflits politiques ne trouvent comme réponse que la répression, voire la mort, quand ils tentent, dans un suprême sursaut collectif, de franchir un mur de barbelés qui se dresse entre eux et la liberté ?
Cette situation, aussi absurde qu’inhumaine, qui donne une telle image de l’Europe et que montrentquotidiennement les télévisions, doit cesser.
Les migrants, aussi, ont le droit d’être traités dans le respect des conventions internationales : les droits de l’Homme ne se divisent pas, ils s’appliquent à tous.

Les frontières de Melilla
En 2009, la ville de Melilla est limitée par une frontière en forme de demi-cercle matérialisée par un double système de grillages ponctué de miradors[3],l’ensemble a été financé par l'Union européenne. Le tout est sévèrement contrôlé par la garde civile espagnole qui dispose d’un système électronique de détection semble-t-il assez sophistiqué. Cette frontière est percée de trois points de passage vers le Maroc pour les véhicules et les piétons. Ces postes douaniers sont toujours très encombrés.
Les raisons de cette frontière marquée par un rideau de feren sont d’une part les permanentes tentatives de passages clandestins de populations du Maghreb et de l'Afrique noire, espérant atteindre l'Union européenne. D’autre part cette porte de l'Espagne est utilisée pour introduire en Europe les produits dérivés du cannabis et depuis une période récente la cocaïne sud américaine transitant par les grands ports marocains (Casablanca en particulier).Cette frontière est cependant difficile à contrôler en raison d’un accord hispano-marocain datant du Protectorat espagnol de 1912 sur le Rif et qui autorise les habitants de la province de Nador à la franchir en présentant seulement leur passeport sans visa. Inversement, les habitants de Melilla peuvent se rendre dans cette même zone aux mêmes conditions (leur carte d'identité établie à...
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