Chabert

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  • Publié le : 7 mai 2011
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ÉVALUATION N°2

Relisez attentivement l’extrait du Colonel Chabert ci-dessous, puis répondez aux questions, en faisant des phrases verbales.

| |La Métamorphose |
|1 |Huit jours après les deux visites que Derville avait faites, et par unebelle matinée du mois de juin, les époux, désunis par un hasard presque |
| |surnaturel, partirent des deux points les plus opposés de Paris, pour venir se rencontrer dans l’étude de leur avoué commun. Les avances qui furent |
| |largement faites par Derville au colonel Chabert lui avaient permis d’être vêtu selon son rang. Le défunt arriva donc voituré dans uncabriolet fort |
| |propre. Il avait la tête couverte d’une perruque appropriée à sa physionomie, il était habillé de drap bleu, avait du linge blanc, et portait sous son |
|5 |gilet le sautoir rouge des grands-officiers de la Légion d’honneur. En reprenant les habitudes de l’aisance, il avait retrouvé son ancienne élégance |
| |martiale (1). Il se tenait droit. Safigure, grave et mystérieuse, où se peignaient le bonheur et toutes ses espérances, paraissait être rajeunie et plus|
| |grasse, pour emprunter à la peinture une de ses expressions les plus pittoresques. Il ne ressemblait pas plus au Chabert en vieux carrick, qu’un gros sou|
| |ne ressemble à une pièce de quarante francs nouvellement frappée. À le voir, les passants eussentfacilement reconnu en lui l’un de ces beaux débris de |
| |notre ancienne armée, un de ces hommes héroïques sur lesquels se reflète notre gloire nationale, et qui la représentent comme un éclat de glace illuminé |
|10 |par le soleil semble en réfléchir tous les rayons. Ces vieux soldats sont tout ensemble des tableaux et des livres. Quand le comte descendit de sa |
| |voiturepour monter chez Derville, il sauta légèrement comme aurait pu faire un jeune homme. À peine son cabriolet avait-il retourné, qu’un joli coupé |
| |tout armorié arriva. Mme la comtesse Ferraud en sortit dans une toilette simple, mais habilement calculée pour montrer la jeunesse de sa taille. Elle |
| |avait une jolie capote doublée de rose qui encadrait parfaitement safigure, en dissimulait les contours, et la ravivait. Si les clients s’étaient |
| |rajeunis, l’étude était restée semblable à elle-même, et offrait alors le tableau par la description duquel cette histoire a commencé. Simonnin |
|15 |déjeunait, l’épaule appuyée sur la fenêtre qui alors était ouverte ; et il regardait le bleu du ciel par l’ouverture de cette courentourée de quatre |
| |corps de logis noirs. |
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