Champollion

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  • Publié le : 6 avril 2011
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Du côté paternel, Jean-François, dit le Jeune[Note 1], appartenait à une famille du Valbonnais[1] originaire de Valjouffrey (Isère)[2],[3], village habité par des paysans qui parcouraient la région comme colporteurs durant l’hiver[3]. Ses grand-parents, Barthélémy Champollion, né en 1694 à Valjouffrey[2], qui ne savait pas signer[3], et Marie Géréoud ou Géroux, née en 1709 à Valbonnais[2], semarièrent à Valbonnais en 1727[2],[4]. Ils eurent cinq enfants[3] dont Jacques, né le 10 février 1744 à La-Roche-des-Engelas (aujourd'hui hameau de Valbonnais)[2],[5],[3], qui fut expulsé de son hameau natal pour des causes peut-être politiques[Note 2],[3] et dut sillonner la France avant de s’installer à Figeac[6] sans doute invité par un cousin chanoine de la basilique Saint-Sauveur[7]. Il y épousale 23 janvier 1773 Jeanne-Françoise Gualieu[Note 3], d’une famille de bourgeois de cette ville ; il put acheter en 1772 une maison[8] et en 1779 une boutique de libraire sur la place Basse ainsi qu’une nouvelle maison qui deviendra le musée Champollion[9]. Il eut huit enfants[10] de sa femme : Guillaume, mort à la naissance (octobre 1773), Thérèse née un an après, Pétronille en 1776,Jacques-Joseph le 8 octobre 1778, Jean-Baptiste mort à trois ans et Marie-Jeanne en 1782[10].
Naissance et petite enfance[modifier]Une étrange histoire[Note 4] qui court sur la naissance de Champollion nous raconte que la mère de Champollion, affectée de rhumatisme qui l’empêchait de se mouvoir, fut guérie par un paysan qui lui promit, alors qu’elle avait 48 ans, la naissance d’un fils. En effet Champollionnait un an après ces faits, le 23 décembre 1790[Note 5] à Figeac et est baptisé le soir même[Note 6],[11]. La révolution fait alors rage à Figeac et le père de Champollion est plutôt dans la mouvance jacobine même s’il est douteux qu’il soit secrétaire de police[12].
Il est élevé principalement par son frère, mais celui-ci part à Grenoble en juillet 1798[Note 7],[13]. Il entre à l’école ennovembre de la même année[13]. Il a de très grandes difficultés en mathématiques et en orthographe[14] (qui ne se corrigera que bien plus tard[15]…) et a un très mauvais caractère qui lui donne beaucoup de difficultés. Il a un précepteur, l’abbé Jean-Joseph Calmels[Note 8],[13], qui l’ouvre à la culture et lui enseigne des rudiments de latin, de grec et d’histoire naturelle[16] et son grand frères’occupe encore de lui malgré les distances par une abondante correspondance[17].
Une éducation dirigée par son frère[modifier]Fin mars 1801, il part de Figeac pour arriver à Grenoble le 27 mars 1801 quittant sa famille pour rejoindre son frère Jacques-Joseph[Note 9] qui dirige son éducation[18]. En effet, son grand frère commence par lui donner lui-même des cours[19].
La tâche étant trop lourde[Note10], il décide de confier son élève à l'abbé Dussert, pédagogue réputé de Grenoble[Note 11],[20]. Champollion est son élève de novembre 1802 aux vacances d’été de 1804. Ses cours se passent alors pour les lettres auprès de l’abbé et pour le reste à l’école centrale de Grenoble[20]. L’abbé lui enseigne le latin et le grec, et il peut aborder l’étude de l'hébreu et acquérir des rudiments d'arabe, desyriaque et de chaldéen, encouragé en cela par l’abbé[Note 12]. Il est en effet très motivé pour ces études.
En mars 1804, il est admis avec une bourse au lycée impérial de Grenoble (actuel lycée Stendhal) après en avoir brillamment passé le concours devant les commissaires Villars et Lefèvre-Gineau[21]. Il le fréquente jusqu'en août 1807. Sa mère meurt lors de la même année[22]. Il a pour maîtrel’abbé Claude-Marie Gattel, qui l’aide dans son apprentissage linguistique, et le botaniste Dominique Villars[15]. Il y est très malheureux car il se plie mal à la discipline presque militaire du lycée, même s’il exerce souvent la fonction de « caporal », qui consiste à surveiller les autres élèves, et il est gêné par le peu de richesse que possède son frère[Note 13],[15], à qui il devait tout...
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