Chant d'automne

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  • Publié le : 11 décembre 2011
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Lecture analytique n°1

CHANT D'AUTOMNE

Les Fleurs du mal paru en 1857 pour la première édition, est le recueil le plus célèbre de Charles Baudelaire, précurseur de la poésie moderne. Chanson d'automne fait parti du cycle
Spleen et idéal où le spleen triomphe en se manifestant sous différentes formes, ici sous forme de désespoir de l'arrivée de l'hiver, de la mort. Le poète appelle ausecours la femme qu'il aime afin qu'elle l'aide face à la fatalité du départ de l'été.

1- Point de vue interne à l'auteur, donc Baudelaire.
C'est un poème à 7 quatrains.
Le poème se divise en deux parties, une de 4 quatrains et une autre de 3 quatrains.
Les vers sont des alexandrins avec des rimes croisées.
Dans ce poème Baudelaire évoque l'automne comme l'annonce de l'hiver.
Adverbe de temps« bientôt » (v.1)
Utilisation du futur:
« l'hiver va rentrer » (v.5)
« ne sera plus » (v.8)
Ce n'est pas l'automne que le poète redoute mais bien l'hiver et sa froideur.
Allitération en « r » au vers 6 renforce l'idée de travail et d'effort.
Il dit d'ailleurs clairement ce que lui inspire l'hiver au vers 5 et 6
«  Tout l'hiver va rentrer dans mon être: colère,
Haine, frissons,horreur, labeur dur et forcé »
CL du froid:
« froides ténèbres » (v.1)
« frissons » (v.6)
« un bloc rouge et glacé » (v.8)
« en frémissant » (v.9)
CL de la lumière:
« ténèbres » (v.1)
« vive clarté » (v.2)
« le soleil » (v.7)
La lumière et le soleil sont le symbole de l'été car il fait beau et c'est à cette saison que les journées sont les plus longues. Le soleil est aussisymbole de bonne humeur, de joie de vivre mais surtout de vie. Le poète dit adieu à l'été trop court au vers 2, l'été est là la métaphore de sa propre jeunesse. La lumière de l'été s'oppose à la froideur et l'obscurité de l'hiver.
Évocation de l'hiver, on y associe le CL de la mort:
« chocs funèbres » (v.3)
« l'échafaud » (v.10)
« succombe » (v.11)
« cercueil » (v.14)
« latombe » (v.25)
L'hiver c'est l'absence de lumière, les journées sont raccourcies et la nature entre en hibernation mais surtout meurt. L'absence de lumière et le froid de l'hiver sont eux le symbole de la mort de Baudelaire. C'est une métaphore filée, l'automne est alors la saison de sa vie et qu'il est entrain de vivre. Départ à ici (v.16) la signification de mort. Il s'agit certes de la mort dela nature mais également la mort prochaine du poète.

« J'écoute en frémissant... infatigable et lourd » (v. 9 à 12)
« La tombe attend; elle est avide ! » (v.25)
Le poète succombe en même temps que la nature.
Cette idée à été reprise par Paul Verlaine dans sa Chanson d'automne:
« Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviensDes jours anciensEt je pleure
Et jem'en vaisAu vent mauvaisQui m'emporteDeçà, delà,Pareil à laFeuille morte. »

Sensation auditive:
« J'entends déjà tomber... » (v.3)
« retentissant » (v.4)
« J'écoute en frémissant... »(v.9)
« n'a pas d'écho plus sourd » (v.10)
« les coups du bélier infatigable et lourd » (v.12)
« bercé par ce choc monotone » (v.13)
« ce bruit mystérieux » (v.16)
Le poète évoque le boisà plusieurs reprises:
« Le bois retentissant sur le pavé des cours » (v.4)
« chaque bûche qui tombe » (v.9)
Le bruit du bois est associé à l'idée de mort. L'automne est la saison où l'on coupe le bois pour faire des stocks pour se chauffer l'hiver. Pour Baudelaire, ce bois coupé est celui qui servira à construire son propre échafaud. Il entend sa propre mort arriver, l'hiver de sa vie.Il ne peut lutter et est assiégé par cet hiver
« Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourds » (v. 11 et 12)
Il se voit déjà mourant
« Mon cœur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé » (v.8)
Baudelaire est dans la tourmente à l'idée de sa mort prochaine, cela le terrifie

Le poète étant dans la tourmente il tente de trouver de l'aide....
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