Chapitre 10 de l'assomoir , aide bac

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  • Publié le : 14 juin 2011
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L’Assommoir, ch. 10 : les hivers des pauvres 
PP 377Situation : Gervaise s’est laissée aller à faire des dettes, à moins bien travailler, elle a cédé à Lantier installé chez elle. Finalement, elle a dû abandonner la boutique et s’installer « dans le coin des pouilleux ». Elle est redevenue ouvrière mais néglige son travail. Coupeau ne travaille pas régulièrement. Ils ont quand même fêté lacommunion de Nana.
Le passage résume les deux années qui suivent en évoquant la dureté des hivers pour les pauvres.
 
I. L’évocation de la misère et la critique sociale.
 
A.      Les aspects de la misère :
-          la faim : 4-7 avec trois expressions populaires pour l’évoquer de façon imagée. Le narrateur emprunte le langage de ses personnages pour mieux faire partager leur point de vue.Caractère imagé, un peu moqueur des expressions. Alternance primitive entre ripaille et privation, contraste avec le ch7
-          Le froid 7-10, lié aux autres maux. ; c’est l’hiver qui les accentue. Chômage et paresse lui sont liés et entraînent la « misère noire ». [Effet d’accumulation des énumérations des deux phrases 5-10.] Celle-ci est soulignée par l’alternative terrible : manger ou sechauffer. On est loin des « choix cornéliens » de l’aristocratie ou des privilégiés en général.
-          Le paiement du terme et la menace d’expulsion. Episode de la visite du propriétaire mis en valeur au centre du passage avec formes d’insistance : anaphore de « ce qui », présentatif « c’était », exclamations. A l’origine des autres maux : le terme vide le placard et le poêle.
-         Conséquences : prostitution  et délinquance. Les pauvres recourent à des expédients plus ou moins illégaux pour survivre.
La gradation de la souffrance est nette « par dessus tout, davantage». On pourrait croire que la souffrance du froid et de la faim est maximale mais la menace d’expulsion apporte le comble. C’est ce qui arrivera effectivement à Gervaise. Témoignage naturaliste des conditions de vie dupeuple.
 
B.      Esquisse de critique sociale.
Zola pose en filigrane la question de la responsabilité. Le contraste entre les misérables et le propriétaire nanti 20 souligne l’inégalité, suggère l’injustice. On a l’impression que ces maux dépassent les pauvres : l’hiver est lié au chômage par exemple. La paresse est cependant évoquée aussi, mais comme une sorte de conséquence de l’hiver : « les fainéantises engourdies des gelées, la misère noire des temps humides ».
On a l’impression que les pauvres ne peuvent rien faire, sinon se livrer à des activités immorales. Le narrateur exprime leur point de vue quand il dit « ils auraient vendu de leur chair »25, c’est de l’ordre de l’impossible, mais ils ont vendu tout le reste. Ce n’est qu’au paragraphe suivant que le narrateur engageleur responsabilité « Sans doute, les Coupeau devaient s’en prendre à eux seuls. Quand on a de l’ordre et de l’économie, on s’en tire toujours. Témoins les Lorilleux… ; mais ceux-là vraiment menaient une vie d’araignée… ». On a l’impression que le narrateur exprime ses propres hésitations et le point de vue des Coupeau, qui ont essayé de vivre autrement que comme des insectes.
D’ailleurs, lanarration exprime aussi la fatalité par l’utilisation de personnifications et d’amplification.
 
II. Les « effets spéciaux utilisés par Zola pour rendre compte de la misère
 
A.  Position du narrateur :
-. La narration se fait a posteriori, comme l’indique le passé simple l.1 : « Mais ce fut là le dernier beau jour ».
En même temps cette phrase contient une anticipation sur la fin du livre : onsait que la chute ne sera plus freinée par un événement heureux. Le lecteur peut s’attendre à deux chapitres et demi de descente aux enfers.
- .L’essentiel du texte fonctionne comme le résumé d’une période, comme l’indique l’emploi de l’imparfait. Ce sont des actions qui se sont répétées pendant cette période.
 
 
 
B.  Effet de zoom :
En y regardant de plus près, on s’aperçoit que tout le...
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