Charles de gaulle le salut, les résumés

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 20 (4893 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 9 décembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Le dernier tome des Mémoires de guerre du Général de Gaulle, Le Salut, publié en 1959, est composé de sept sections. La première d'entre elles, intitulée « La Libération» , est elle-même constituée de trois grands axes difficilement perceptibles du fait de la chronologie des évènements. Aussi, comment la section « La Libération » est-elle structurée ? D'abord est mis en lumière le funeste tableaude la France meurtrie par les ravages de la Guerre mondiale. Ensuite se profile depuis les yeux du Général le redressement de l'État et de son activité. Enfin, parce que la libération ne signifie pas l'arrêt des hostilités, est annoncée la poursuite de la guerre.I] Le funeste paysage de la France blesséea) L'état du territoireLes premières lignes du Salut sont graves et témoignent de la blessuresubie par la France. Elles sont d'autant plus graves qu'elles sont décrites très simplement : « [...] Calais, Boulogne, Dieppe, Rouen, Le Havre, Cherbourg, Nantes, Marseille, Toulon, écrasés par les bombardements [...] n'offrent plus que quais en ruine, bassins crevés, écluses bloquées, chenaux encombrés d'épaves » (p.8). Non seulement les ports sont détruits, mais les chemins de fer sont « quasibloqués » (p.8), les lignes téléphoniques et télégraphiques sont abimées. Dès lors, la vie des habitants en est affectée, en particulier celle des Parisiens : le charbon manque, l'électricité peine à être rétablie, la nourriture est rationnée (p. 10). Surtout, le pays est économiquement touché.b) L'état des âmes du peupleNonobstant ce tableau grave des meurtrissures du territoire, malgré le manquede tout ce qui est de première nécessité, les Français connaissent une « subite détente morale. Cet évènement quasi surnaturel, dont on avait tant rêvé, le voilà venu tout à coup » (p. 9) ! La libération a pour effet de redorer le cœur de tout un chacun, tellement que l'individu lambda en oublie les combats qui se perpétuent dans les frontières de l'Est. Bien qu'il faille toujours se sacrifier decertaines nécessités, lafin de l'Occupation est synonyme du retour de la liberté, de la fin des contrôles inopinés, c'est mettre un terme à tout ce qui avait trait à la présence nazie. C'est « un étonnement ravi » (p. 9) qui envahit les Français.c) Contraste entre l'opinion publique et la réalitéLe Général de Gaulle le répète à plusieurs reprises : la libération ne signifie en rien la fin de laguerre. Surtout, « Pour beaucoup de gens, la libération équivaut à la fin de la guerre et ce qui s'accomplit, depuis, dans le domaine des armes, ne présente pas d'intérêt direct » (p. 169). Or, alors que l'année 1944 prend fin, l'Est de la France n'est pas encore libéré du joug allemand, le Reich est toujours debout. Les Français, eux, ne tenant pas compte de cette réalité supposent la fin rapidedes rations alimentaires et autres sacrifices. Seulement, la France est touchée économiquement et ne peut subvenir que difficilement à ces premières nécessités. Entre l'attente des Français et les possibilités de l'État tout juste convalescent, un gouffre se manifeste. La raison plausible, de Gaulle l'esquisse : « Quant à de Gaulle, personnage quelque peu fabuleux, incorporant aux yeux de touscette prodigieuse libération, on compte qu'il saura accomplir par lui-même tous les miracles attendus » (p. 10). De Gaulle, libérateur, est aux yeux des Français celui capable de faire taire tous les maux de l'État par sa seule présence. Ce n'est, pourtant, qu'une chimère.II] L'État convalescenta) Le gouvernement de salut publicLe Général de Gaulle, afin de mener à bien les premières mesures vitales àla France, s'entoure de ministres, qui, pour certains, furent à ses côtés depuis le temps de la France libre, pour d'autres le furent au sein du GPRF – Gouvernement provisoire de la République française – à Alger en 1944. « [...]21 ministres se mettent à l'œuvre avec le sentiment que celle-ci n'a pas de limite » (p. 12). Le zèle manifesté par chacun d'entre eux est à la hauteur des difficultés...
tracking img