Chene et chien

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  • Publié le : 29 novembre 2010
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« Chêne et chien »
Raymond Queneau 



Un enfant éprouve une forme d'abandon chaque jour. Par exemple, quand un parent part pour son travail, un enfant se sent abandonné. Quand un parent laisse son enfant à la garderie, l'enfant se sent abandonné.

Raymond Queneau,  romancier, poète, dramaturge et mathématicien est né au Havre en 1903 dans un milieumodeste.  Il fait des études de sciences et de la philosophie à Paris et va ensuite s'approcher au mouvement surréaliste. Queneau établie sa propre vision sur les principes surréalistes et à partir de 1933, avec la publication de son premier roman « Chiendent », qui lui a apporté le premier prix des Deux-Magots , inventé spécialement pour lui, il va commencer à évoquer ses propres idées à travers sesoeuvres.  Il continue à écrire : Les Enfants du Limon (1938), Un Rude hiver (1939), Saint-Glinglin (1948), Zazie dans le métro (1959). Il va créer le groupe littéraire  L'Ouvroir de Littérature Potentielle qui réunit les écrivains et les mathématiciens pour la recherche des formes nouvelles à travers la littérature.  Il meurt en 1976. 
Écriture « ni purement fictive comme un roman,ni réaliste comme un autobiographie » (Oeuvres complètes, tome I , Édition établie par Claude Debon, Notice, page 1111)  le  « roman en vers » Chêne et chien fut écrit en 1936 et  publié en 1937, lorsque l’écrivain avait seulement  trente trois ans .
« Chêne et chien » de Raymond Queneau compte trois parties. La première partie porte sur le souvenir de son enfance et de sa jeunesse, poursuiteautobiographique qui va ensuite soutenir les éléments poétiques : la deuxième partie représente le récit de la psychanalyse et la troisième, la seule à avoir un titre- « La fête au village » est écrite dans un autre registre et décrit  le bonheur final.  Dans la critique, on a aussi interprété ces trois parties comme l'enfer, le purgatoire et le paradis, c'est-à-dire le parcours de l'état de « chien » àl'état de « chêne », les deux parties de la personnalité de l’auteur. Selon Anne Clarencier dans «  Raymond Queneau et la psychanalyse », le chien représente le Ça, et le chêne représente le « Moi ». Le but final serait l’« intégration du Moi », c'est-à-dire repousser tous ce qui est méchant,  sauvage, instinctuel – le chien, et accepter ce qui tient de l’équilibre, de la noblesse et de l’esprit– le chêne.  
 Il serait plutôt important de souligner qu’au contexte de cet exercice d’analyse, nous avions jugé juste de retenir la signification de l’ensemble de  Chêne et chien, mais de se concentrer surtout sur les onze premières phrases du roman, ainsi qu’elles nous ont été présentées.
Le point de départ du récit est l’évocation des souvenirs de la plus tendre enfance. Au niveaude la structure,  cette partie du début du roman compte onze phrases, desquelles sept sont disposées sur quatre vers, donc sur des quatrains (phrases 1, 2, 5, 6, 7, 8 et 11). Ensuite, si on analyse la structure interne des autres phrases, on peut s’apercevoir que la quatrième phrase, qui compte douze vers est en fait disposée sur trois quatrains (ligne 12 à 23). La troisième phrase (ligne 9 à 11)et  ensuite la neuvième et la dixième phrase ensemble (ligne 40 à 42) forment toujours des quatrains à l’aide de la rime intérieure. Les vers sont des alexandrins et les rimes sont croisées. Leur utilisation  marque le désir de Queneau de s’éloigner de l’esthétique surréaliste.
De façon stricte, l’extrait décrit  l’enfance du personnage principal, qu’on suit dès sa naissance jusqu'aumoment où il commence à travailler pour ses parents dans leur boutique de mercier.  Le thème central du texte porte sur l'abandon ou le sentiment de l’abandon et le malheur que cela apporte. La problématique qui s’impose serait donc :
Comment est-ce que  le sentiment d’abandon et les malheurs de l’enfance sont-ils mis en lumière par l’auteur, tout en maintenant une forme de détachement à...
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