Chomage des jeunes

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  • Publié le : 23 novembre 2010
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Léon Blum, né le 9 avril 1872 et décédé le 30 mars 1950 fut l'un des dirigeants de la SFIO mais surtout chef du gouvernement. D'orientation socialiste, il entra en politique suite à l'affaire Dreyfus car il a toujours attaché une certaine importance à la solidarité juive. Il fut trois fois chef du gouvernement : tout d'abord en 1936-1937 puis en 1938 et enfin en 1946. Il a été à la tête dugouvernement de Front populaire, coalition de partis de gauche réunissant notamment la SFIO, le parti radical socialiste et le parti communiste. Dans le discours de Luna park le 6 septembre 1936, il revient sur ses premiers mois en tant que chef du gouvernement en se justifiant.
Dans quelle mesure peut-on dire qu'il y a un effort de conciliation de la part de Blum malgré les nombreuses divergences ausein du Front populaire ?
Dans un premier temps, nous verrons que le conflit espagnol est matrice de nombreuses divergences. Par la suite, nous parlerons d'un réel désir de conciliation de la part de Léon Blum.

Le conflit espagnol comme matrice de nombreuses divergences.

Une guerre civile entre nationalistes et républicains.

D'un côté se trouvent les nationalistes, de l'autre lesrépublicains. Le camp nationaliste est composé des conservateurs, des monarchistes et des phalanges nationalistes ( à orientation fasciste). Le camp républicain est composé de militants issus de différentes tendances ( démocrates, anarchistes, communistes, socialistes …). Les nationalistes vont être opposés au Front populaire en février 1936 lors des élections législatives. Le Front populaire en sortvainqueur et dès le lendemain, des complots se forment. Le soulèvement militaire et civil du camp franquiste éclata le 18 juillet 1936, les franquistes ont pour seul objectif de retourner le gouvernement de gauche jusqu'alors en place. Ce fut une guerre très violente, que ce soit pendant les batailles ou lors d'exécutions en dehors des batailles. Elle subit également les premiers bombardements civils,opérés par l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste. Les estimations des victimes sont très lourdes : entre 380 000 et 450 000 morts dont 60 000 durant la seule bataille de l'Ebre. Le 20 juillet 1936, Léon Blum reçoit une demande d'assistance de la part des espagnols. Étant entièrement avec eux, il accepta rapidement mais dû faire marche arrière suite au refus successif des radicaux, du présidentAlbert Lebrun et du Royaume-Uni.

La place de la communauté européenne dans ce conflit.

En effet, malgré la volonté de Blum de tuer le mouvement dans l'œuf, il a du se rétracter car les radicaux, emmenés par Edouard Herriot, le président Albert Lebrun et le Royaume-uni, emmené par Neville Chamberlain se sont opposés à lui après avoir pris connaissance de ses intentions à cause de lamédiatisation d'un projet qui devait rester secret. Léon Blum sait que, s'il va à l'encontre des britanniques, il ne pourra plus compter sur leur aide face à l'Allemagne. Il a donc décidé de créer le pacte de non intervention. Il est signé par la quasi-totalité des pays européens. Chaque pays a la tâche d'empêcher les livraisons d'armes en Espagne. Le Royaume-uni doit assurer le respect d'un embargo surles armes dans l'Atlantique, les français dans les Pyrénées et les italiens sur la côte méditerranéenne. Cependant, Léon Blum parlera ensuite d'une « non intervention relâchée », les français vont notamment fermer les yeux sur le trafic d'armes autour de Barcelone.

Un désir de conciliation.

Un refus catégorique de la guerre.

À cette période, il y a un fort pacifisme de l'opinion publiquequi a encore en mémoire la 1ère Guerre mondiale. Léon Blum ne veut, en aucun cas, de guerre et n'admet pas le fait qu'on puisse croire que la situation actuelle débouchera inéluctablement sur une guerre : « je ne crois pas, je n'admettrai jamais que la guerre est inévitable et fatale. Jusqu'à la dernière limite de mon pouvoir et jusqu'au dernier souffle de ma vie, s'il le faut, je ferai tout...
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