Chomeurs

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  • Publié le : 11 juillet 2010
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Chômeurs et création ex-nihilo en 2002
(selon le panel Sine 2002)

Les chômeurs de courte durée sont 20 % des nouveaux chefs d’entreprise (en création pure), ceux de longue durée 17 %, à comparer aux actifs regroupant les salariés et chefs d’entreprise en activité (48 %) et les inactifs (14,5 %) regroupant notamment les étudiants, les femmes de retour sur le marché du travail via la créationet les retraités.

Les principaux points

( LES CHÔMEURS SONT 37 % DES CRÉATIONS PURES, À QUASI ÉGALITÉ ENTRE LES CHÔMEURS DE COURTE DURÉE (20 %) ET CEUX DE LONGUE DURÉE (17 %).

( En terme de profil des nouveaux chefs d’entreprise, les différences importantes viennent :

- des statuts : 39 % des créateurs chômeurs longue durée étaient RMIstes ou aux ASS.

- de la motivation :s’ils créent par goût d’indépendance et par volonté d’indépendance, les chômeurs longue durée davantage choisi que leurs homologues de courte durée, la création comme modalité de réinsertion économique à défaut de retrouver un emploi salarié,

- de l’âge : les chômeurs de longue durée sont plus âgés,

- de l’expérience antérieure : celle-ci les prépare moins que les autres à créer dansl’activité qu’ils ont choisie.

( En terme de profil d’entreprise

Les chômeurs créent des activités aux ambitions plus modestes : celles-ci sont surtout en entreprise individuelle, sans salarié, avec une clientèle largement dominante de particuliers. Ce descriptif est accentué chez les chômeurs longue durée qui s’orientent plus vers le « commerce », nécessitant moins d’expérience de « métier ».Plus que les chômeurs de courte durée, ils cherchent dans la création le fait de consolider leur propre emploi.

( En terme de préparation de la création

- Les chômeurs font nettement plus appel à des organismes de soutien à la création et sollicitent aussi nettement plus de formation que les actifs.

- Les chômeurs de longue durée bénéficient moins de l’appui des clients etfournisseurs et moins de leur entourage professionnel (manifestement plus réduit).

- Ils bénéficient aussi moins de prêts bancaires ; paradoxalement, les chômeurs de courte durée sont plus nombreux à faire état d’un prêt bancaire au titre de l’entreprise que les chômeurs de longue durée, mais aussi que les actifs parmi lesquels, il est vrai, on dénombre une forte minorité de chefsd’entreprise qui créent à nouveau.

Ces données confirment ce que nous savions déjà, à savoir :

- une grande proximité entre les chômeurs de courte durée et les actifs, ces derniers étant toutefois plus ambitieux en terme de développement de l’entreprise et plus portés vers la clientèle d’entreprises.

- Le plus jeune âge, le caractère plus manuel des chômeurs de courte durée d’une part et d’autrepart le choix tactique pour certains du passage par le sas du chômage avant de créer.

- Une proximité des chômeurs quant aux appuis sollicités, dans la mesure où des moyens spécifiques (conseil, formation, subvention) sont mis à leur disposition ; ils disposent aussi de temps pour préparer leur projet.

- Le caractère plus fragile des chômeurs de longue durée, plus en retrait de la vieéconomique, plus éloigné de la création tant en terme de choix qu’en terme d’expérience professionnelle qui y prépare.

I – Profil des chômeurs créateurs

1) LES CHÔMEURS LONGUE DURÉE (LD) ET CRÉATEURS SONT POUR 39 % BÉNÉFICIAIRES DU RMI OU DES ALLOCATIONS SPÉCIALES DE SOLIDARITÉ RESPECTIVEMENT 23 % POUR LE RMI ET 16 % POUR LES ALLOCATIONS SPÉCIALES DE SOLIDARITÉ ; ILS SONT 6% POUR LE RMI ET 6% POURLES ALLOCATIONS SPÉCIALES DE SOLIDARITÉ DANS LE CAS DES CHÔMEURS DE COURTE DURÉE.

Noter que parmi les inactifs, 13 % sont Rmistes (1 % seulement en ASS) et qu’une partie de ceux qui se perçoivent comme chômeurs longue durée n’ont pas réellement travaillé en entreprise (15% sont concernés ; c’est la première fois que nous identifions ce type d’information).

2) Les motivations à...
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