Chronique

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  • Publié le : 5 avril 2010
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Chroniques
d'un Monde
Débauché

« On ne tape pas une femme,
Même avec une Fleur.
Ça abîme la Fleur. »
Anonyme.

Quelqu'un a dit un jour que cette chose que je n'aime pas d'habitude était Merveilleuse.

Je le prenais vraiment pour un abruti.

Qu'est ce qu'on peut trouver de Merveilleux là-dedans ? Lorsque c'est physique, c'est sale. Lorsque c'est mental, ça fait mal. Cet hommedevait être masochiste. Il aurait certainement fallu l'enfermer. Mais non ! On a divulgué sa phrase dans le Monde entier et au fil des siècles ! Ils étaient tous fous à l'époque. Et après, on a dû en faire une sorte de relique. Alors on a gardé. Vous n'êtes pas d'accord ? Tout le Monde vit ça. Et autour de nous, c'est pire. Il y a bien quelques réchappés. Enfin... Ça reste vu de l'extérieur. Et puistout finit un jour. L'éternité, c'est un mythe. Et ne me parlez pas de vos grands-parents ! C'était dans leur culture. Je vous le répète ; tous fous.

Et puis un jour, je l'ai vu. Il était là, il riait. J'ai perdu le contrôle en le regardant. Toute ma répartie s'est envolée. C'était le vide dans ma tête. Nous avons discutés longtemps, les yeux dans les yeux. Même si nous avions du mal à fixer unpoint précis, vu la situation. Et un verre à la main, j'ai décidé que, peut-être, j'allais changer d'avis. Nous nous sommes revu. À chaque fois que je pense à lui, un sourire se dessine allègrement sur mes lèvres. Quand je le vois, je rayonne. Je le sens autour de moi. C'est une sensation incroyable. Quand je le retrouve, ses lèvres ont goût de bière. Et ensemble, nous fumons des tonnes decigarettes. On se pose des questions bizarres sur le passé, et nous discutons du futur. La plupart du temps nous en rions.
Quand il me prend la main, je vacille. Et puis je me stabilise et, finalement, je me sens plus forte. Nous sommes deux. Ce serait terrible s'il me lâchait. Je m'écroulerais en quelques secondes.

Il est tellement différent de moi. Et pourtant nous nous ressemblons.
Nous aimonsque le son des guitares soit poussé à fond sur le volume de la chaîne Hifi. Nous avons tous les deux collés des paquets de cigarettes sur les murs de nos chambres respectives, sans le savoir. Notre passé amoureux est profondément désastreux. Nous aimons la littérature, la philosophie, et détestons les maths... Ces petites similarités idiotes et sans importance prennent de la valeur lorsque c'estde lui qu'elles proviennent.

Et surtout, grâce à lui, je découvre quelque chose qui, je me rend compte, est extrêmement important à vivre pour n'importe qui.
Il me regarde comme si j'étais une Reine. Il m'embrasse tendrement sur le front. Il ne me refuse rien. Il est toujours près à faire quelque chose pour moi. Il me fait rire. J'aime son sourire. Et le regarder dormir. Son visage estparfaitement dessiné. Les reflets de la Lune lui donnent quelque chose de magique. Dans ces moments-là, j'imagine que c'est un Ange à qui on a arraché les ailes. C'est de là que provient cette Rage envers le Monde que je sens quelques fois. Et tendrement, je pense que j'avais tort.

Aujourd'hui, j'ai changé d'avis. Je pense et j'espère que l'éternité existe.

Celui qui l'a dit était bien fou. Oui,fou d'Amour. Parce que oui : Aimer, c'est Merveilleux.

*

J'ai imaginé des choses terribles. Des pensées sérieusement sombres se sont insinuées dans mon esprit. Des choses tellement horribles que je ne sais pas comment les écrire. Vous comprenez, c'est un sujet délicat. Maman dit qu'il ne faut pas en avoir peur. Je n'ai pas peur pour moi. J'ai peur pour les autres. J'ai peur pour ceux quirestent.
Il y a trois mois maintenant, un camarade de classe a décidé de s'en aller. Ça m'a choqué. Au sens premier du terme. Je n'ai pas pu empêcher mes larmes de couler. Je me suis effondrée. C'était la première fois que je ressentais quelque chose comme ça. Et aujourd'hui encore, je ne me rend pas compte. Il n'est plus là. On nous l'a annoncé alors que nous étions en cours. Cash. Je n'étais...
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