Cinema au maroc

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  • Publié le : 14 juillet 2011
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Le cinéma au Maroc
État des lieux
1. Vue d’ensemble sur l’état des salles de cinéma ....................................... 153 2. Restriction du réseau de distribution .......................................................... 155 3. Le poids de la taxation fiscale ...................................................................... 156 4. axes et impôts auxquels sont soumises les salles decinéma-régime actuel (résume) ............................................................ 157 4.1. Taxes propres au secteur ........................................................................ 157 4.2. Autres impôts et taxes de doit commun ............................................... 157 5. La chute de la fréquentation ........................................................................159 6. La politique d’aide financière ....................................................................... 161

MOHAMED GALLAOUI

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Depuis quelque temps déjà, on ne peut malheureusement plus s’enorgueillir de répéter la bonne phrase « Ouarzazate est le Hollywood du Maroc » ! Car, non seulement cettecharmante ville du sud ne dispose même plus d’une seule salle de cinéma, après la fermeture respective de « Sahara » en 1995 et « Atlas » en 1996, mais surtout parce que malgré la persistance rayonnante de la production internationale qui fait vivre une main d’œuvre nationale importante et dont l’État marocain tire prestige 1, l’exploitation cinématographique souffre de plusieurs maux et handicaps.En effet, les deux dernières décennies du siècle écoulé avaient été la période d’un double déclin du secteur cinématographique au Maroc : – Celui de la fréquentation des salles dont la baisse ne cesse d’augmenter. – Celui de la restriction croissante du parc cinématographique. Paradoxalement, l’afflux du public sur le film marocain qui connaît une réelle ascension vient rompre la désertion dessalles des années 80. Cette « réconciliation » du public avec le produit national va parfois (cas de « Femmes et femmes » de Saâd Chraïbi, de « Casablanca by night », de Mostafa Derkaoui ou encore de « Bandits » de Saïd Naciri...) jusqu’à mettre en seconde zone l’audience de ses principaux concurrents : le film américain et le film hindou. Des efforts indéniables ont été entrepris en vue de sauver laproduction tant sur le plan législatif que sur le plan strictement économique. Cependant, la multiplicité des difficultés structurelles et culturelles qui l’affrontent risque de mettre en péril l’existence même du cinéma dans notre pays.

1. Vue d’ensemble sur l’état des salles de cinéma
Jusqu’a la fin de l’année 2003, le Maroc disposait, statistiquement de 160 salles 2, à raison d’une salleen moyenne pour 17500 habitants, sachant que ce chiffre ne mentionne aucune différence entre salle à écran unique, complexe et multiplex. Ainsi s’y trouvent inclus les quatorze écrans du cinéma « Mégarama », créé en 2002 et les écrans des complexes « Dawliz » dans les différentes villes du royaume. Il est a noter que la norme internationale, selon le bulletin de l’UNESCO, voudrait que notre pays,en considération de ses potentialités économiques et humaines, soit doté d’au moins 800 salles de cinéma ; soit une salle pour 40000 habitants. Autre facteur à signaler est que seules les salles en activité sont prises en compte, dans la mesure où
1. Depuis 1937, date de la production des deux premiers films étrangers dans l’espace de Ouarzazate (Arouk d’Italie et La caravane du désert del’Anglais Thorton Freeland) jusqu’en 2003, celle de la réalisation de Tombuktu de l’lrlandais Allan Gunsman, environ 240 films ont été filmés dans le même lieu. On notera qu’a partir de la décennie quatre vingt, le rythme de cette production a connu une progression constante grâce aux superproductions, particulièrement quand elles sont signées par des cinéastes de renommée comme La dernière tentation du...
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