Cirque

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  • Publié le : 24 mars 2014
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Peu après la seconde guerre mondiale, dans les années 50, le cirque traditionnel connaît une crise et une désaffection du public qui s’explique notamment par la généralisation de la radio et de la télévision.
Dans les années 70, de jeunes artistes de cirque essaient alors de renouveler les arts du cirque en apportant quelques modifications :
- Le spectacle n’a plus forcément lieu sous unchapiteau ni autour d’une piste circulaire mais il peut également se dérouler sur des scènes de théâtre ou dans la rue.
- Disparition des numéros de dressage et du personnage systématique de Monsieur Loyal
- Le spectacle est conçu comme étant une seule et même histoire et non plus une succession
de numéros sans lien entre eux
- Le cirque s’ouvre vers d’autres disciplines qui sont intégrées dans lesspectacles : théâtre,
danse, arts de la rue, vidéo, marionnettes…) C’est ce qu’on appelle « le cirque nouveau ».

L’abandon des fauves
La rupture la plus évidente est la dpiasrition des numéros d’animaux sauvages.
Dans les premiers spectacles du cirque Aligre, d’Igor et Bartabas, aucun discours
ne vient justifier l’absence de fau voeus d’éléphants. En revanche, lorsqu’en
1992, le Cirqueplume crée No animo mas anima, dans lequel est présentée une
parodie de numéro de dressage, le rôle du félin étant interprété par un homme et
celui du dompteur par une vamp hdaeb illcéuei r, la rupture s’est faite
« manifeste » : l’absence d’animaux est revendiquée comme fondatrice d’un
nouveau cirque. Il s’agit là d’un réel par tpiris philosophique : l’humanité n’a pas
vocation à dresser lanature, ni l’artiste à jouer avec la peur de la dévoration.
On ne compte plus depuis les parod iedes numéros de dressage, ni ceux qui
mettent en scène des animaux domestiques non dressés. La constance de cette
référence au manifeste du Cirque Pl uamtteeste qu’il s’agit bien d’un acte
fondateur voire, chez certains, d’une déclaration de guerre au cirque traditionnel,
accusé de maltraiter lesanimaux.
Cependant les numéros équestres ont été épargnés par la contestation. Surtout,
des compagnies nouvelles, comme Zingaro, ont remis le cheval à l’honneur. Ce
qui a été remis en cause c’est la pare ndtué cirque avec la corrida, le jeu, de
nature sacrificielle, avec la mort.

Une des ruptures les plus fortes est certainement la disparition des numéros mettant en scène des animaux sauvages.Cette absence prend tout son sens quand en 1992 le cirque plume crée, « no animo , màs anima ». Il présente une parodie de numéros de dressage dans laquelle le félin est un homme et le dompteur une vamp. Cette rupture devient la force fondatrice du « nouveau cirque ». Depuis cette date de nombreuses compagnies vont a leur tour mettre en scène des parodies de dressage. Cela a été beaucoup critiquéet montre bien la rupture entre les deux premières formes d’esthétiques du cirque.
Le cirque Plume n’a fais qu’importer une tradition déjà bien ancrée dans les pays scandinaves ou le dressage est interdit depuis les années 60.
Le cirque nouveau est né en 1979 quand s’effectue un transfert de tutelle. La gestion des cirques bascule de la tutelle du ministère de l’agriculture à celle duministère de la culture, confortant ainsi le choix de ne plus avoir d’animaux et lui reconnaissant son caractère culturel. Seuls les numéros équestres furent épargnés par la critique.

Remise en cause de la piste
Le nouveau cirque abandonne également les espaces traditionnels de la piste et/ou
du chapiteau. Des architectures originales ont été expérimentées : la plus fréquente
conserve le chapiteaumais divise l’espace en deux comme au théâtre traditionnel, pour
créer un rapport frontal entre les artistes sur le plateau et lueb lpic. Parfois le rapport est bifrontal, les
spectateurs se faisant face de part edt ’autre de l’espace de jeu. Parfois c’est le chapiteau qui disparaît,
quand la piste demeure. Enfin nombre cdoem pagnies ne se produisent plus que dans des théâtres,
sur des scènes...
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