Citations essentielles tome3 des memoires de guerre

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I] Libération
Ravages. « Les lignes télégraphiques et téléphoniques ont subi des coupures sans nombre. Les postes-radio sont détruits. Il n'y a pas d'avions de liaison français sur les terrains criblés d'entonnoirs. Les chemins de fer sont quasi bloqués. Etc. » (p. 8-9)
Grandeur du chef. « Quant à de Gaulle, personnage quelque peu fabuleux, incorporant aux yeux de tous cette prodigieuselibération, on compte qu'il saura accomplir par lui-même tous les miracles attendus » (p. 10).
Gouvernement. « Autour de moi 21 ministres se mettent à l'œuvre avec le sentiment que celle-ci n'a pas de limites » (p. 12).
« Ce n'est pas tout de reprendre son rang. Encore faut-il être capable de le tenir. Cela non plus, cela surtout, n'ira pas sans peine et sans rigueurs » (p. 14).
« Plus que jamais,il me fallait donc prendre appui dans le peuple plutôt que dans les « élites » qui, entre lui et moi, tendaient à s'interposer » (p. 15).
Communistes. « Les communistes, habiles et cohérents, revêtant des étiquettes variées, utilisant les sympathies et les camaraderies que beaucoup d'entre eux avaient, au cours de la lutte, acquises dans tous les milieux, ne manquaient pas de susciter etd'inspirer ces organismes appuyés par des groupes armés » (p. 17).
« Il faut dire que l'apparition du général de Gaulle, [...] soulevait une vague d'adhésion populaire qui donnait aux problèmes l'apparence d'être simplifiés. Sans doute l'étaient-ils, en effet, dès lors qu'ils en avaient l'air » (p. 20).
Agriculture. « Cette obstination au labeur de la paysannerie française éclaircissait lesperspectives du ravitaillement et constituait, pour l'avenir, un élément essentiel de redressement » (p. 28).
Déplacements dans l'hexagone. « Ainsi avais-je, en quelques semaines, parcouru une grande partie du territoire, paru aux yeux de 10 millions de Français dans l'appareil du pouvoir et au milieu des démonstrations de l'adhésion nationale, ordonné sur place d'urgentes mesures d'autorité, montré auxgens en fonction que l'Etat avait une tête, fait sentir aux éléments épars de nos force qu'il n'y avait pour elles d'autre avenir que l'unité, d'autre devoir que la discipline. Mais combien paraissait cruelle la réalité française ! Ce que j'avais constaté [...], me laissait l'impression de dégâts matériels immenses et d'un éclatement profond de la structure politique, administrative, sociale, moraledu pays » (p. 30).
Clairvoyance. « Il en serait ainsi jusqu'au jour où, toute menace immédiate écartée, le peuple français se disperserait de nouveau dans la facilité » (p. 31).
Le président Lebrun. « Au fond, comme chef de l'Etat, deux choses lui avaient manqué : qu'il fût un chef, qu'il y eût un Etat » (p. 32).
Guerre. « Quant à la Ière armée française et à la VIIème armée américaine,destinées à se grouper sous les ordres du général Devers, elles viendraient quand elles pourraient, depuis la Méditerranée, prendre la droite du dispositif et aborder le Rhin l'Alsace » (p. 33) - « Ainsi s'achevait l'extraordinaire poursuite que Français et Américains avaient menée en trois semaines sur 700 kilomètres » (p. 36).
« Que la guerre dût se poursuivre, c'était assurément douloureux sousle rapport des pertes, des dommages, des dépenses que nous, Français, aurions encore à supporter. Mais, à considérer l'intérêt supérieur de la France – lequel est tout autre chose que l'avantage immédiat des Français – je ne le regretterais pas » (p. 38). « Notre rang dans le monde et, plus encore, l'opinion que notre peuple aurait de lui-même pour de longues générations en dépendaientessentiellement » (idem).
Équipement. « Surtout, en remettant au gouvernement du général de Gaulle de quoi équiper 8 ou 10 divisions nouvelles, il faudrait prévoir qu'à la fin de l'hiver l'armée française aurait doublé, qu'elle jouerait dans la bataille un rôle accru, peut-être décisif, et qu'alors on devrait admettre la France au règlement de l'armistice, ce que voulait éviter Roosevelt » (p. 43)....
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