Citoyen, etat et economie

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 12 (2763 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 11 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
1 La politique doit-elle interférer avec l'économie?

Fin 2007, le président de la république française mandatait deux prix Nobels d'économie, Joseph Stiglitz et Amartya Sen, afin d'établir un rapport sur la mise en place d'indicateurs complémentaires pour mesurer le taux de croissance. "Il s'agit, par exemple, de prendre mieux en compte l'impact sur le bien-être de la dégradation ou del'amélioration de l'environnement, des conditions de travail, du niveau d'éducation, des conditions de santé, des inégalités, etc.," avait précisé l'Elysée dans un communiqué.
Ces deux économistes s'étaient fait connaître par le passé par leur volonté de combattre le libéralisme sauvage et une mondialisation non régulée. Tous les deux prônent en effet une économie permettant un développementplanétaire plutôt que régionalisé et réservé à une faible partie de la population mondiale. Pourquoi donc cette demande de la part du chef de l'état français et donc du pouvoir politique en place ?
Il faut rappeler que l'économie se définit comme la science des choix (de la nécessité de satisfaire avec des ressources limités des besoins quant à eux illimités) et que le mot politique vient du grecpolitikè (« science des affaires de l'État »). La politique est donc l'organisation du pouvoir dans l'État et la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société.
On peut alors s'interroger : de part sa définition, le pouvoir politique peut-il et doit-il interférer avec l'économie?
Dans un premier temps, nous étudierons les théories et lesmécanismes qui justifient la neutralité du pouvoir politique, et donc sa non intervention. Puis, nous nous intéresserons aux raisons qui parfois justifient l'intervention de l'état, et donc de la politique, dans l'économie,

I. L'économie doit rester libre et indépendante de toute intervention politique.
A. Le modèle libéral
• les « bons principes » selon les libéraux
o Smith etautorégulation du marché
o les critères de la CCPP
• la critique de l'interventionnisme:
o le Libre-échange / Libre-sortie dans la Concurrence Pure et Parfaite (CCPP): vision à court terme au détriment du long-terme
▪ ex: Les pouvoirs politiques, au niveau national ou local, intervenant pour empêcher des fermetures d'usines et maintenir des emplois. Tôt ou tard, ceux-ci sontappelés à disparaître. De l'argent public a été dépensé en vain et des salariés ont perdu toute chance de se reconvertir ...
o déresponsabilisation des hommes par l'assistanat
o démotivation des entreprises et des investisseurs par le cout de l'interventionnisme :
▪ fiscalité: ex : Laffer: « trop d'impôts tue l'impôt »,,,
▪ minima social : Smic...

B. lesdéviances du pouvoir politique
• politique permettant d'être réélu # la meilleure politique
• corruption dans l'attribution des marchés, dans l’utilisation des ressources
o (emplois fictifs, rémunérations non justifiées...)

C. Les atteintes aux libertés
Droit de propriété : choix des actionnaires de licencier, de reverser des dividendes…

D. les règles du libre-échange
• adhésion àl'UE et à l'OMC,
o clause de la nation la plus favorisée
o interdiction de protectionnisme
o interdiction d'aide aux entreprises nationales

II. La politique doit interférer avec l'économie
A. Les théoriciens de l'implication politique et de l'interventionnisme
• Tocqueville
o définition
o nécessite un guide, une gouvernance
o caractéristique dela politique en France (démocratie représentative # démocratie participative)

• Keynes
o imperfections du marché
o relance ponctuelle
o maintenir la demande

B. l'intervention politique dans la pratique
• Le pouvoir politique, arbitre et contrepouvoir:
o médiation et négociation entre employeurs et salariés
o défense de valeurs morales, éthique ......
tracking img