City life de steve reich

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  • Publié le : 27 juin 2010
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La ville moderne en

crise :

City Life

de

Steve REICH

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Introduction :

Né le 3 octobre 1936 à New York, Steve Reich est un compositeur américain de renommée internationale, considéré comme l’un des pionniers du minimalisme et de la musique répétitive. Il a fait ses études à la Juilliard School of Music puis a étudié la composition avec notamment Darius Milhaud etLuciano Berio. Il a poursuivi ses études par un apprentissage de la percussion à l’Institut d’Etudes Africaines de l’Université du Ghana en 1970.
En 1994, Steve Reich est devenu membre de l’American Academy of Arts and Letters. Il joue du piano, de la batterie et de nombreuses percussions comme par exemple le vibraphone. Reich appartient à la musique minimaliste, appelé aussi répétitive qui est uncourant de musique contemporaine, débutant dans les années 60 aux Etats-Unis.
Ici nous allons nous pencher sur son œuvre City Life datant de 1993. Le compositeur nous dresse un portrait personnel de l’Amérique tragique des années 1990. City Life est une commande conjointe de l'Ensemble Modern, du London Sinfonietta et de l'Ensemble Inter Contemporain. La création mondiale a été donnée parl'Ensemble Inter Contemporain placé sous la direction de David Robertson à l'Arsenal de Metz le 7 mars 1995.Il s’agit d’un mélange entre un orchestre traditionnel symphonique et des bruits provenant de la ville : on parle alors de musique électro-acoustique.
Quel portrait Steve Reich dresse-t-il de la ville moderne ? Comment le traite-t-il dans sa musique ?
Après avoir étudier comment l’originalitéde l’œuvre réside dans son hésitation entre tradition et modernité, nous verrons en quoi le portrait de New York apparaît comme pessimiste.

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I Originalité : entre tradition et innovation

1) Présentation générale de l’œuvre

La forme de City Life peut être comparée à celle d'une symphonie dont les cinq mouvements sont enchaînés (comme souvent dans les oeuvres de SteveReich). Cette référence à la symphonie apparaît comme un élément traditionnel dans l’ensemble de l’œuvre. Le courant de la musique répétitive est donc aussi un retour à la musique tonale. La répétition des variations mélodiques crée un état d’envoûtement chez l’auditeur, bien que cette répétition ne soit qu’apparente.
City Life est écrit pour deux flûtes, deux hautbois, deux clarinettes, deux pianos,deux synthétiseurs numériques, trois (ou quatre) percussions et un quatuor à cordes. Comme plusieurs de ses oeuvres précédentes, City Life possède une structure en arche selon le schéma A- B –C- B -A. Le premier et le dernier mouvement, qui contiennent des bribes de conversation comme élément de la structure musicale, apparaissent tous deux comme des mouvements rapides, bien que le tempo réel dupremier mouvement soit modéré et que le tempo relativement accéléré du dernier mouvement soit plus difficile à percevoir en raison du grand nombre de sons prolongés. Le début du troisième mouvement, central, n'est constitué que de bribes de conversation jouées par les deux synthétiseurs numériques.
Les deuxième et quatrième mouvements n'utilisent aucune partie de conversation sous quelque formeque ce soit. A la place, chacun de ces deux mouvements s'appuie sur un modèle rythmique qui détermine le tempo : des coups de marteau dans le deuxième mouvement, des battements de coeur dans le quatrième. Après un début lent, la vitesse des deux mouvements augmente progressivement.
Tous ces échantillons sonores ne suscitent pas la même exploitation dans chaque mouvement. Les mouvementsextrêmes font appel à des fragments de parole dont le rythme et l'intonation sont imités par les instruments. Le tempo des mouvements intermédiaires, est contrôlé par le rythme d'un échantillon de bruit.
L’utilisation d’échantillonneur et d’ordinateur permet à l’auteur de proposer une nouvelle palette sonore tout en insistant sur la couleur instrumentale. On trouve 5 mouvements et à l’intérieur de...
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