Claude roy

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  • Publié le : 16 octobre 2011
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Claude Roy est un journaliste et écrivain français né le 28 août 1915 à Paris et mort à Paris le 13 décembre 1997.

Né à Paris le 28 août 1915, Claude Roy est le fils d'un artiste-peintre d'origine charentaise et d'une mère d'origine espagnole. Élevé à Jarnac, il se lie d’amitié avec François Mitterrand avec qui il fait une partie de ses études. D'abord étudiant à l’université de Bordeaux, ilmonte à Paris en 1935 pour s’inscrire à la faculté de droit. Contrairement a ce que prétendent certaines grandes encyclopédies, « Claude Orland » était son premier nom d'auteur, et non pas son vrai nom.

Malgré la diversité de ses lectures d’étudiant (Nietzsche, Spengler, Baudelaire, Malraux, Gide, Proust, Lénine), il est séduit par l'énergie du projet contre-révolutionnaire des Camelots du Roi.La dimension provocatrice du mouvement maurrassien satisfait son mépris pour l'ordre bourgeois. Avec d’autres jeunes gens fous de littérature et d'action radicale (Philippe Ariès, Raoul Girardet ou Pierre Boutang), il écrit dans l’organe des étudiants de l'Action française, L'étudiant français. Avec Pierre Bénouville, André Bettencourt et François Mitterrand, il fait aussi partie de ces étudiantsrésidant à l’internat des pères maristes (situé au 104, rue de Vaugirard à Paris) qui fréquentent les chefs de La Cagoule sans adhérer forcément à la formation d'extrême-droite. Parallèlement, il publie quelques nouvelles dans La Nouvelle Revue française et La Revue du siècle, nouvelles d’où ressort l’influence de Giraudoux dont il se réclame comme de Supervielle, Gide, Mauriac, Bernanos, Malraux.En relation avec Thierry Maulnier et Robert Brasillach, il amorce sa collaboration à Je suis partout en 1937.

Appelé par ses obligations militaires, il est déjà soldat lorsque la guerre éclate. Alors que son premier poème est publié par Pierre Seghers dans PC 40, il est fait prisonnier au mois de juin 1940. Dès octobre 1940, il s'évade et gagne la zone libre. En 1941, son expérience de laguerre et l'action d’un Régime de Vichy imprégné de maurrassisme l'amènent en 1941 à cesser sa collaboration à Je suis partout. Il s’engage alors dans la Résistance au sein des Étoiles, une organisation où il rencontre Gide, Giraudoux, Eluard, Aragon et Elsa Triolet.

Ces derniers le persuadent d'adhérer au parti communiste en 1943. Rallié aux FFI lors de la libération de Paris, il devientcorrespondant de guerre durant la campagne d'Allemagne où il suit des procès pour Combat. Chroniqueur au journal Libération, critique littéraire, d'art et de théâtre, il fréquente alors avec assiduité les réunions du groupe de la rue Saint-Benoît. Il y croise Marguerite Duras, Edgar Morin, Jorge Semprun, Maurice Merleau-Ponty et de temps à autre Georges Bataille et Simon Nora. Il se fait ainsi poète(Clair comme le jour, 1943 ; Élégie des lieux communs, 1952), traducteur et romancier avec La nuit est le manteau des pauvres (1949).

Il se montre aussi un analyste profond des réalités des pays qu’il découvre. Il publie des récits de voyages rendant compte de ses pérégrinations aux États-Unis (Clefs pour l’Amérique, 1949) et en Chine (Clefs pour la Chine, 1953). Mais, en 1956, l’interventionsoviétique en Hongrie l’amène à rompre avec la ligne du PCF (dans le cadre d'une déclaration également signée par Sartre et Roger Vailland).

Signataire d’une pétition de protestation avec la mouvance sartrienne, il amorce sa collaboration à France Observateur à partir de 1957. S'il y exprime des positions plus anti-soviétiques, il s'engage contre la guerre d'Algérie et la torture pratiquée au centredu Landy (octobre 1957), proche de France Observateur et des mouvances sartrienne et chrétienne. Définitivement exclu du PCF en juin 1958, il appelle à une mobilisation communiste lors de l’arrivée du général de Gaulle. Il est alors, comme d’autres anciens communistes (François Furet, Serge Mallet), devenu pigiste régulier de France Obs.

Mais cela ne l’empêche pas de s’y distinguer en...
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