Code civil ivoirien

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CODE CIVIL I : DROIT DES PERSONNES ET DES BIENS

TITRE PRELIMINAIRE DE LA PUBLICATION, DES EFFETS ET DE L’APPLICATION DES LOIS EN GENERAL Article premier. – Les lois sont exécutoires, dans tout le territoire ivoirien, en vertu de la promulgation qui en est faite par le Président de la République. Elles seront exécutées dans chaque partie de la République, du moment où la promulgation en pourraêtre connue. (Voir ci-après les textes relatifs à la publication des actes législatifs et des engagements internationaux) Art. 2. – La loi ne dispose que pour l’avenir, elle n’a point d’effet rétroactif. Art. 3. – Les lois de police et de sûreté obligent tous ceux qui habitent le territoire. Les immeubles, même ceux possédés par des étrangers, sont régis par la loi ivoirienne. Les lois concernantl’état et la capacité des personnes régissent les ivoiriens, même résidant en pays étranger. Art. 4. – Le juge qui refusera de juger, sous prétexte du silence, de l’obscurité ou de l’insuffisance de la loi, pourra être poursuivi comme coupable de déni de justice. Art. 5. – Il est défendu aux juges de prononcer par voie de disposition générale et réglementaire sur les causes qui leur sontsoumises. Art. 6. – On ne peut déroger, par des conventions particulières aux lois qui intéressent l’ordre public et les bonnes mœurs.

LIVRE PREMIER DES PERSONNES TITRE III DU DOMICILE Art. 102. – Le domicile de tout ivoirien, quant à l’exercice de ses droits civils, est au lieu où il a son principal établissement. Art. 103. – Le changement de domicile s’opérera par le fait d’une habitation réelledans un autre lieu, joint à l’intention d’y fixer son principal établissement. Art. 104. – La preuve de l’intention résultera d’une déclaration expresse, faite tant à la municipalité du lieu que l’on quittera qu’à celle du lieu où on aura transféré son domicile. Art. 105. – A défaut de déclaration expresse, la preuve de l’intention dépendra des circonstances. Art. 106. – Le citoyen appelé à unefonction publique temporaire ou révocable conservera le domicile qu’il avait auparavant, s’il n’a pas manifesté d’intention contraire. Art. 107. – L’acceptation de fonctions conférées à vie emportera translation immédiate du domicile du fonctionnaire dans le lieu où il doit exercer ces fonctions. Art. 108. – La femme mariée n’a point d’autre domicile que celui de son mari. Le mineur non émancipé aurason domicile chez ses père et mère ou tuteur ; le majeur interdit aura le sien chez on tuteur. La femme séparée de corps cesse d’avoir pour domicile légal le domicile de son mari. Néanmoins, toute signification faite à la femme séparée, en matière de questions d’état, devra également être adressée à son mari, à peine de nullité. Art. 109. – Les majeurs qui servent ou travaillent habituellement chezautrui auront le même domicile que la personne qu’ils servent ou chez laquelle ils travaillent lorsqu’ils demeureront avec elle dans la même maison. Art. 110. – Le lieu où la succession s’ouvrira sera déterminé par le domicile. Art. 111. – Lorsqu’un acte contiendra, de la part des parties ou de l’une d’elles, élection de domicile pour l’exécution de ce même acte dans un autre lieu que celui dudomicile réel, les significations, demandes et poursuites relatives à cet acte pourront être faites au domicile convenu, et devant le juge de ce domicile. TITRE IV DES ABSENTS CHAPITRE III DES EFFETS DE L’ABSENCE Section 3. – Des effets de l’absence relativement au mariage Art. 139. – L’époux absent dont le conjoint a contracté une nouvelle union sera seul recevable à attaquer ce mariage parlui-même ou par son fondé de pouvoir, muni de la preuve de son existence.

Art. 140. – Si l’époux absent n’a point laissé de parents habiles à lui succéder, l’autre époux pourra demander l’envoi en possession provisoire des biens. TITRE ONZIEME DE LA MAJORITE, DE L’INTERDICTION ET DU CONSEIL JUDICIAIRE CHAPITRE PREMIER DE LA MAJORITE Art. 488. (Loi du 2 février 1933) La majorité est fixée à 21 ans...
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