Cognitive

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  • Publié le : 5 mai 2011
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Partie I : Cadre théorique

La mémoire à court terme est un système central dans l’activité cognitive quotidienne de tout individu. Elle correspond à la rétention temporaire de l'information en cours de traitement. Sa fonction est de permettre un stockage temporel et en même temps d'effectuer un certain nombre de traitements. Le registre à court terme semble avoir une capacité destockage limitée (7 plus ou moins deux items), mais avec une vitesse de stockage et de lecture très rapide.
On distingue trois processus concernant la mémorisation : l’encodage, le stockage et la récupération.
L’encodage correspond au processus par lequel une information est mise en mémoire.
Le stockage quant à lui correspond au processus ou système de conservation desinformations en mémoire.
Enfin la récupération correspond à la restitution des éléments stockés en mémoire.

L'information en mémoire à court terme est maintenue activement. Le traitement qu'elle effectue consiste a maintenir l'information disponible le plus longtemps possible sous forme de révision mentale et permettre la liaison avec les informations de la mémoire à longterme. Les activités de recherche en mémoire à long terme et de recodage de l'information pour faciliter le passage en mémoire à long terme fait appel à la notion plus récente de mémoire de travail. Le registre à court terme semble utiliser un codage de l'information acoustique ou phonologique.

Nous avons ici voulu nous intéresser de plus près à l’encodage des informations en mémoire pouraboutir à l’effet des différents niveaux de traitement sur les performances de mémorisation.

L’encodage renvoi aux processus qui perçoivent une nouvelle information, qui opèrent sur cette information en utilisant une connaissance stockée et qui introduisent en mémoire l’information perçue ainsi que les résultats des opérations effectuées. Certains des ces processus sontautomatiques, c'est-à-dire qu’ils n’exigent pas d’attention et qu’ils s’effectuent sans contrôle volontaire. L’encodage automatique d’une information n’est que peut influencée par l’attention d’apprendre et il n’est pas affecté par la présence simultanée d’autres activités (Hasher et Zacks, 1979). D’autres processus par contre sont dits « effortul » c'est-à-dire qu’ils exigent de l’attention.Craik et Lockhart (1972) ont développé un cadre théorique général : c’est la théorie des niveaux de traitement. Cette orientation constitue un changement théorique important par rapport aux modèles essentiellement structuraux du type de celui développé par Hatkinson et Shiffrin (1968) : il s’agit de décrire la mémoire comme une activité plutôt que comme une structure. Selon Craik et Lockart, lamémoire est considérée comme un sous produit des processus perceptifs et attentionnel. Ils suggèrent qu’un item peut être traité à différents niveau et que le niveau du traitement détermine la facilité avec laquelle cet item sera ultérieurement retenue ou rappelé.
Parmi ces différents niveaux de traitement, ils distinguent un traitement superficiel qui implique uniquement l’apparencephysique du mot et des traitements de plus en plus profonds qui concernent les aspects phonologiques et sémantiques du mot. Plus L’analyse d’un stimulus est profonde et plus la trace mnésique sera forte et durable.

La théorie des niveaux de traitement offre un cadre particulièrement intéressant pour étudier l’effet des soutiens environnementaux sur les performances mnésiques liées auvieillissement. En effet, la facilitation expérimentale de chacun des processus identifiés (intégration, élaboration, encodage distinctif) peut constituer une aide à la mémorisation.
Or, selon l’hypothèse environnementale (Craik, 1983 ; Craik et Jennins, 1992) les déficits liés à l’âge sont réduits lorsqu’un soutien est apporté à l’encodage comme à la récupération. L’idée est que le...
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