Colloque sentimental, paul verlaine, 1869

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  • Publié le : 14 avril 2009
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Colloque sentimental, Paul Verlaine, 1869

Bien des poèmes évoquent un amour brisé. C’est un amour de ce genre que Verlaine, poète symboliste de la 2ème moitié du 19ème siècle évoque ds le poème Colloque Sentimental, extrait du recueil Les Fêtes Galantes, inspiré des tableaux du peintre Watteau (18ème).
Ds ce poème à la forme originale, puisqu’il n’est constitué que de distiques, il dépeint undécor étrange de tonalité fantastique, où 2 êtres dialoguent, évoquant le souvenir qui ressurgit et l’oubli qui l’efface.

I. Un lieu étrange, de tonalité fantastique

a) Le cadre

Le lieu est présenté ici sous un double aspect. Tt d’abord comme un parc, connu sans doute des 2 ê puisque le poète utilise l’article défini «le». Ms le parc, lieu conventionnel des rencontres amoureuses (de nosjours comme au 18ème), est ici extrêmemt dégradé, comme en témoignent le qualificatif «vieux» v.1,5, ou la présence à l’avt-dernier vers d’«avoines folles».
Le lieu est en fait humanisé, mais doté de caractéristiques qui le déprécient. Présenté comme capable d’éprouver des sentimts par l’adj «solitaire» v.1, 5, il ne connote que le sentimt de solitude ou d’abandon. «glacé», v.1, 5, qt à luisuggère l’hiver ou mm la mort.

b) Le temps

Le mmt choisi est la nuit : heure propice aux manifestat° de l’au-delà, elle s’ajoute aux caractéristiques du lieu pr créer une atmosphère effrayante.
Peuplée de «formes» v.2 indistinctes d’abord, puis mx perçue ds leur apparence macabre (deux spectres v.6), elle est mm personnifiée puisque dotée de sens (dernier v.). Le vbe «entendit», cpdt au passésple (fait ponctuel ds un passé lointain) diffère du vbe «écouta». Si elle est dotée de capacités auditives, la nuit, témoin du dialogue, paraît le percevoir sans s’y intéresser.
Le tps d’ailleurs n’est pas évoqué ici d’une façon chronologique : cette confus° temporelle ajoute à l’aspect inquiétant de la scène. Au v.2, le passé cpsé «ont passé» paraît indiquer une act° achevée. L’express°adverbiale «tt à l’heure» n’ajoute guère de précis°. Or, aux v.3-4 st utilisés des psts qui semblent antérieurs au passé composé «ont passé». Le 3ème distique évoque à nouveau par le mm tps du passé cpsé (ont évoqué) le mmt considéré comme achevé, dès le 1er distique. 4 strophes de 2 vers rapportent ensuite le dialogue, nécessairemt antérieur au départ des spectres. Le dernier distique souligne parl’impft «ils marchaient» leur attitude pdt le dialogue ; le passé sple «entendit» (v.16) rejette enfin ds un passé très lointain (et dépourvu d’intérêt : et la nuit seule entendit) leurs propos. Cet aspect flou du tps s’ajoute dc à celui du lieu pr créer une impress° des + étranges.

c) Les personnages

Après avoir été dépeints slmt comme des silhouettes peu distinctes (deux formes), les persos neprennent figure + humaine que pr évoquer des ê défunts, à l’âme tourmentée. Le mot «spectre» en effet, aux sonorités très dures, succède à la 1ère vis° globale encore floue pr connoter la mort, ms aussi l’insatisfact°. Car le fantôme, à l’inverse des autres défunts immobiles à jms, hante pr tjrs certains lieux. 2 gpes de termes évoquent ici le mvmt auquel cette sorte d’ê semble condamnée à jms(v.2, 15 : ont passé, marchaient).
De +, outre leur silhouette, certains points précis st dépeints, ms de manière très péjorative. Les yeux et les lèvres, constantes du discours amoureux car il permettent d’ordinaire d’exprimer les sentimts ou de communier ds l’amour, sont ici victimes d’une décomposit° (rapprochemt par les sonorités de «mort» et «molles» v.3) physique, contrastant avc l’aspectimmatériel que l’on prête d’ordinaire aux fantômes.
2 images de la mort se superposant dc ici, celle de la décomposit° du cadavre (ici «déambulant») et celle du fantôme, incapable de trouver le repos éternel. Mm la parole qui leur est prêtée témoigne de leur dégradat° physique : s’ils parlent, c’est de façon à peine perceptible (v.4, 16).
Le narrateur de cette scène (ici représenté par le prnm...
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