Comédie

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  • Publié le : 8 mai 2009
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Epreuve de Littérature (série L)

OBJET D’ETUDE : LE THEATRE, TEXTE ET REPRESENTATION

Durée : 4 heures

CORPUS DE DOCUMENTS
A - Molière, Dom Juan, extrait de l’Acte IV, scène 3 (1665)
B - G. Feydeau, On purge bébé, (1910)
C - J. Romains, Knock, extrait de l’Acte I (1923)

TRAVAUX D’ECRITURE

I) Vous répondrez d’abord à la question suivante (4 points) :

Quelle est laprincipale source de comique, s'appuyant sur les rapports entre les personnages en présence, mise en ' uvre dans les trois textes du corpus ?

II) Vous traiterez ensuite l’un de ces sujets (16 points) :

Sujet 1 : Commentaire

Vous ferez le commentaire de la scène de Dom Juan de Molière (document A).
Vous pourrez vous aider du parcours de lecture suivant :
- Quels sont les procédés utilisés parMolière pour créer le registre comique de cette scène ?
- Quels nouveaux aspects de la personnalité de Dom Juan sont ici révélés ?

Sujet 2 : Dissertation

Le théâtre  a-t-il pour mission unique de "corriger les m' urs"? 
Vous vous interrogerez sur ce que vous attendez d'un spectacle théâtral : un simple divertissement, une source d'enseignement? Vous fonderez votre réflexion sur les textesdu corpus, sur la pièce étudiée cette année, et sur votre culture personnelle.

Sujet 3 : Invention

A l'issue de la rencontre entre Dom Juan et M. Dimanche, Sganarelle reproche à son maître l’attitude, à ses yeux scandaleuse, qu’il vient d’avoir envers son créancier, et tente de lui faire la morale. Ecrivez la scène, dans le registre comique, en respectant la forme du texte théâtral.

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DOCUMENT A
[Dom Juan se trouve chez lui quand l’un de ses créanciers, M. Dimanche, vient lui réclamer son argent]

Dom Juan, Monsieur Dimanche, Sganarelle, Suite.

DOM JUAN, faisant de grandes civilités : Ah ! Monsieur Dimanche, approchez. Que je suis ravi de vous voir, et que je veux de mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d'abord ! J'avais donné ordre qu'onne me fît parler personne(1) ; mais cet ordre n'est pas pour vous, et vous êtes en droit de ne trouver jamais de porte fermée chez moi.
M. DIMANCHE : Monsieur, je vous suis fort obligé.
DOM JUAN, parlant à ses laquais : Parbleu ! Coquins, je vous apprendrai à laisser M. Dimanche dans une antichambre, et je vous ferai connaître les gens.
M. DIMANCHE : Monsieur, cela n'est rien.
DOM JUAN, à M.Dimanche : Comment ? Vous dire que je n'y suis pas, à M. Dimanche, au meilleur de mes amis ?
M. DIMANCHE : Monsieur, je suis votre serviteur. J'étais venu…
DOM JUAN : Allons vite, un siège pour M. Dimanche.
M. DIMANCHE : Monsieur, je suis bien comme cela.
DOM JUAN : Point, point, je veux que vous soyez assis contre moi.
M. DIMANCHE : Cela n'est point nécessaire.
DOM JUAN : Otez ce pliant, etapportez un fauteuil.
M. DIMANCHE : Monsieur, vous vous moquez, et…
DOM JUAN : Non, non, je sais ce que je vous dois, et je ne veux point qu'on mette de différence entre nous deux.
M. DIMANCHE : Monsieur…
DOM JUAN : Allons, asseyez-vous.
M. DIMANCHE : Il n'est pas besoin, Monsieur, et je n'ai qu'un mot à vous dire. J'étais…
DOM JUAN : Mettez-vous là, vous dis-je.
M. DIMANCHE : Non,Monsieur, je suis bien. Je viens pour...
DOM JUAN : Non, je ne vous écoute point si vous n'êtes assis.
M. DIMANCHE : Monsieur, je fais ce que vous voulez. Je...
DOM JUAN : Parbleu ! Monsieur Dimanche, vous vous portez bien.
M. DIMANCHE : Oui, Monsieur, pour vous rendre service. Je suis venu...
DOM JUAN : Vous avez un fonds de santé admirable, des lèvres fraîches, un teint vermeil, et des yeux vifs.M. DIMANCHE : Je voudrais bien…
DOM JUAN : Comment se porte Madame Dimanche, votre épouse ?
M. DIMANCHE : Fort bien, Monsieur, Dieu merci.
DOM JUAN : C'est une brave femme.
M. DIMANCHE : Elle est votre servante, Monsieur. Je venais…
DOM JUAN : Et votre petite fille Claudine, comment se porte-t-elle ?
M. DIMANCHE : Le mieux du monde.
DOM JUAN : La jolie petite fille que c'est ! Je l'aime...