Comices agricoles

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  • Publié le : 25 novembre 2010
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D’après G. Bollème, La leçon de Flaubert, Julliard, 1964

Il faut se méfier de tout ce qui ressemble à l'inspiration [...]. Tout le talent est de savoir lui faire prendre les allures qu'onveut. Mais pour cela ne forçons point ses moyens [...]. Il faut lire, méditer beaucoup, toujours penser au style et écrire le moins qu'on peut, uniquement pour calmer l'irritation de l'Idée qui demandeà prendre une forme et qui se retourne en nous jusqu'à ce que nous lui ayons trouvé une exacte, précise, adéquate à elle-même. Remarque que l'on arrive à faire de belles choses à force de patience etde longue énergie. (à Louise Colet, décembre, 1846)

L'auteur dans son oeuvre, doit être comme Dieu dont l'univers, présent partout et visible nulle part. L'Art étant une seconde nature, lecréateur de cette nature-là doit agir par des procédés analogues. Que l'on sente dans tous les atomes, à tous les aspects, une impassibilité cachée et infinie. L'effet, pour le spectateur, doit être uneespèce d'éblouissement. Comment tout cela s'est-il fait? doit-on dire, et qu'on se sente écrasé sans savoir pourquoi. (à Louise Colet, décembre 1852)

Rappelons-nous toujours quel'impersonnalité est le signe de force. Absorbons l'objectif et qu'il circule en nous, qu'il se reproduise au-dehors sans qu'on puisse rien comprendre à cette chimie merveilleuse. Notre coeur ne doit être bon qu'àsentir celui des autres. Soyons des miroirs grossissants de la vérité externe. (à Louise Colet, novembre 1853)

Voilà une des rares journées de ma vie, que j'ai passé dans l'illusion,complètement et depuis un bout jusqu'à l'autre... N'importe, bien ou mal, c'est une délicieuse chose que d'écrire, que de ne plus être soi, mais de circuler dans toute la création dont on parle. Aujourd'huipar exemple [...] j'étais les chevaux, les feuilles, le vent, les paroles qu'ils disaient et le soleil rouge qui faisait s'enfermer leurs paupières noyées d'amour. (à Louise Colet, décembre 1853)...
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