Comment concevez-vous l'éducation sexuelle de l'enfant?

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  • Publié le : 24 mars 2011
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DEVELOPPEMENT PSYCHOLOGIQUE DE L’ENFANT

DEVOIR N°5

Question 1 : Comment concevez-vous l’éducation sexuelle de l’enfant ?

La sexualité de l’enfant s’exerce en premier lieu, en terme de plaisir avant de s’exercer à l’adolescence, en terme de « sexe ».
Arthur JANOV précise dans « le cri primal » que l’enfant ne connaît pas le mot « amour » pour désigner sonbesoin de contact physique (plaisir des caresses, bercements…) et le ressentir ; sans lui, l’amour ne peut pas être démontré et c’est en répondant à ses besoins qu’il sera ce qu’il doit être, avec la capacité d’aimer à son tour.

Depuis Sigmund FREUD, on sait que les enfants dès leur naissance, sont dotés d’une sexualité, même si celle-ci diffère grandement de celle de l’adulte.
Sa théorie reposesur différents stades de développement :
Le stade oral : c’est à ce stade, que déjà, pointe un début d’érotisation. Le nourrisson, à peine né, éprouve du plaisir pendant la succion et de la satiété lors de la tétée (besoin primaire) et cherche à reproduire ce bien-être en suçotant une tétine, son pouce, son « doudou » (objet de transfert et d’amour). Cependant, il trouve aussi au travers du bain,du bercement et des caresses, d’autres sources de satisfaction qui sont accrues par le plaisir de la « communication », des sourires, regards, touchers…. (Il prend du plaisir)
Le Stade anal : est la période où, vers 15 mois, il fait la découverte de la propreté et exerce avec délectation, son aptitude à pouvoir contrôler à la fois son corps et l’« autre » (et plus particulièrement sa mère), en luioffrant ou non un « cadeau » dans le pot. (Il donne du plaisir selon son bon vouloir)
Le stade phallique : se situe entre 2 et 6 ans. C’est aussi au cours de cette période, vers 4 ans, qu’apparaît le complexe Œdipien (l’enfant rejette le parent du même sexe que lui, afin de tenter de séduire le parent du sexe opposé).
C’est le moment de la découverte de ses organes génitaux, des « différences »entre les filles et les garçons avec l’irrésistible envie de jouer au « docteur », au « Papa et à la Maman » et de faire l’expérience de la masturbation. Pour le petit garçon, son sexe n’a plus la seule fonction de miction mais lui procure également du plaisir et de la jouissance.

Le toucher des parties génitales est souvent perçu par le parent comme étant « sale » et impudique. L’enfant secache pour ne pas déplaire, évitant ainsi toute punition ; sa culpabilité grandit avec une notion de transgression, ses questionnements sont étouffés et son incompréhension persiste… mais l’interdit fascine et le braver lui donne un sentiment de pouvoir, de satisfaction et de contentement presque aussi grand que l’acte en lui-même !

Yvonne KNIBIEHLER citée par Françoise DOLTO dans « La cause desenfants », met en avant le rôle des nourrices au XVIIème siècle, quand elle dit: « …beaucoup d’enfants des classes aisées étaient élevés par des mères nourricières : ils franchissaient assez bien, et précocement, le stade de l’autonomie. On peut se demander si, avec les nourrices, finalement, ils ne vivaient pas assez bien leur sexualité infantile, dans la mesure où elles n’avaient pas lesinterdits que les mères ont eues après,… quand elles ont commencé à nourrir leur propre enfant ». et : « Nombre de nos garçons ont fait leurs premières armes sexuelles avec des servantes de la famille… »
Cela se faisait en toute discrétion, à l’abri des regards désapprobateurs de leurs géniteurs.

Au 19ème siècle, les médecins ont mis en avant que la masturbation était une maladie provenant d’un vicemoral ou d’une perversion sexuelle. Au Nom de l’atteinte à la pudeur, de la décence et de la convenance qui étaient largement véhiculées (et ce encore de nos jours), nous avons tous refoulé hors de nos mémoires, ces actes considérés comme « diaboliques ».
« La mémoire chez l’adulte efface tout ce qui était de la période préœdipienne » p.32[1]

Tous ce qui est en rapport à la conception ou aux...