Comment favoriser l'autonomie

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  • Publié le : 21 octobre 2012
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La place de la famille dans la société

Selon une étude de l’Union des Familles en Europe, la famille est pour 80 % des français la première valeur de la société occidentale. Emile Durkheim disait que « la famille est au fondement de l’ordre social », en effet, dans de multiples sociétés et civilisations cet ensemble de personnes apparentées vivant ensemble (ou non) est à la base de l’ordresociétal et en partie garant de la paix sociale. En outre, la famille exerce au sein de la société un rôle d’agent socialisateur qui semble vital mais en mutation. Depuis la seconde moitié du XXème siècle, la famille a été affectée par de multiples changements, tant aux niveaux économiques, sociaux que politiques. Il est alors possible de constater que la famille subit les évolutions de la sociétéet réciproquement. C’est pourquoi, nous pouvons nous demander si La famille, subissant les transformations de la société est encore à la base de l’univers social ? L’étude de l’influence de la famille sur le corps social nous conduira à mettre en lumière la crise de cette instance socialisatrice aujourd’hui. La famille apparaît aujourd’hui comme un rempart face à l’exclusion et au repli sur soi.Cet ensemble contribue à structurer l’espace social et participe en premier lieu à l’intégration des individus au sein de la société. Afin de mettre en lumière le rôle de la famille nous nous proposons de voir son rôle tout au long de la vie d’un individu en commençant par son éducation, son intégration à la société et son avenir. Afin d’intégrer parfaitement un individu à la société, certainesrègles doivent lui être inculquées ou apprises de la part de ses parents et de sa famille. Les médias se penchent depuis la crise des banlieues en novembre 2005 avec attention sur la délinquance juvénile. Les responsables politiques en appel alors à la responsabilité des parents et particulièrement à leur responsabilité éducative. Certains ont même proposé de punir les parents de jeunes délinquants parle biais des allocations familiales. Ainsi, dans un contexte qui n’est sans doute pas celui que l’on aurait préféré, le Gouvernement et le monde politique ont-ils redécouvert une réalité essentielle : la famille exerce une fonction éducatrice sans laquelle le fonctionnement de la société est mis en péril. Quelle est alors cette fonction ? Tout d’abord l’équilibre familial apparaît pour l’enfantselon T Parsons comme un microcosme social au sein duquel il doit s’affirmer. T Parsons en parlant de famille nucléaire met en lumière qu’un couple non marié ayant un ou plusieurs enfants peut apparaître comme instable pour un individu qui appréhende la société civile. La question de la technique d’éducation est actuellement très préoccupante, en effet, doit on éveiller ou inculquer des valeurs àun enfant. Jean-Jacques Duby, directeur général de Supélec, faisait remarquer récemment que l’éducation s’inspire de principes tantôt sophistiqués, et tantôt simplistes, selon les époques. La maïeutique de Socrate relève de la première catégorie : fils de sage-femme, ce philosophe se flattait d’accoucher les esprits des pensées qu’ils contiennent sans le savoir. A cette école se rapporte ladémarche consistant à faire prendre conscience à l’enfant de ses potentialités, à miser sur son activité, sa capacité à découvrir ce qu’il porte en lui, en l’encourageant, en accompagnant et en dirigeant parfois ses efforts. C’est ce que l’on appelle l’éveil. Au début du haut moyen âge, mille ans plus tard, la conception de Saint Benoît, à en croire Duby, était beaucoup plus fruste : « celui qui saitparle et enseigne, celui qui ne sait pas se tait et apprend ». Il s’agit là de transmission au

sens le plus strict du terme : le savoir passe de l’un à l’autre, l’élève copiant le maître sans rien tirer de son propre fonds. Le « dressage » ne semble pourtant pas une solution d’éducation adéquate à nos sociétés modernes, en effet, l’appel à la liberté de l’enfant est nécessaire pour son éveil...