Comment les nfot influencent-elles la croissance économique ?

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  • Publié le : 28 décembre 2010
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En 1973, la crise pétrolière provoque de nombreux déséquilibres tels que la hausse des taux d’inflation, d’importants déficits commerciaux, un ralentissement de la croissance économique (correspondant à une augmentation régulière de la production d’une économie), ce qui a donc provoqué une montée du chômage. Le taylorisme (système productif datant des Trentes Glorieuses) est devenu inadapté à lasituation. Pour faire face à cette crise, de nouvelles formes d’organisation du travail ont vu le jour.
Nous pouvons donc nous demander comment les nouvelles formes d’organisation du travail influencent la croissance économique.
Nous verrons dans quelles mesures les nouvelles formes d’organisation du travail peuvent influencer positivement et négativement la croissance économique...

1.Aspects positifs

A partir les années 1970, on assiste à une crise sociale du Taylorisme. En effet, la division du travail et la production de masse, correspondant à ce système, sont devenues inadaptées aux nouveaux besoins et au changement de l’état d’esprit des entreprises (doc 1). Selon Karl Marx, «  Subdiviser un homme [...] c’est l’assassiner [...] La subdivision du travail est l’assassinatd’un peuple » (tiré de l’ouvrage Le Capital en 1871). Ainsi, il pensait déjà que la division du travail allait devenir source de problèmes comme l’aliénation des ouvriers, ce qui engendrerait logiquement une baisse de la croissance économique.
Les entreprises cherchent à accroître leurs rentabilités et donc pour ce faire à augmenter leurs productivités. Il a donc fallu créer de nouveaux modèlesd’organisation du travail tel que le post-taylorisme : dans ce système les employeurs prennent exemple sur le modèle des entreprises suédoises (comme l’entreprise Volvo, on parle du volvoïsme) afin que les salariés aient davantage d’autonomie (doc 5). Ce système a pour but la réalisation d’économie d’échelle, qui correspond à une diminution du coût de production due à une augmentation des quantitésproduites. Puis dans les années 1980, est apparu le toyotisme créé par Ohno Taïchi (on peut aussi parler d’ohnisme). Ce modèle vise à produire du sur-mesure de masse et de qualité, s’appuyant sur le flux tendu qui va permettre le zéro stock (la production dépend de la demande des consommateurs d’où le zéro stock, zéro délais, mais aussi le zéro défaut, zéro papier et zéro panne).
Le toyotisme,comme le post-taylorisme, vise à donner plus d’autonomie aux salariés ce qui accroît leur motivation. De plus, il cherche à faire participer les salariés dans la prise de décision.
Les nouvelles formes d’organisation du travail pour pouvoir s’adapter à une demande diversifiée, instable et changeante, se tournent vers différentes formes de flexibilités (doc 4).
Le toyotisme vise à atténuer la doubledivision du travail (division verticale et division horizontale) en instaurant entre autre une certaine polyvalence qui se traduit par une rotation des tâches des salariés et par une qualification plus élevée. Gary Becker parlait d’investissement en capital humain correspondant à la flexibilité fonctionnelle.
Il existe aussi la flexibilité externe qui vise à combiner la quantité de travail auxbesoins de l’entreprise. L’Etat favorise une plus grande flexibilité du marché du travail, donc la multiplication d'emplois peu qualifiés et précaires (les CDD, le travail intérimaire ou le travail à temps partiel subi) et mène une politique de réduction des coûts salariaux et de simplification des procédures d'embauche et de licenciement. Donc faciliter les licenciements, c’est favoriserl’embauche. Les CDI se sont donc transformés en emplois atypiques. De 1985 à 2000, le développement des emplois atypiques a engendré une hausse importante de la croissance économique. En effet, durant cette période, les emplois atypiques ont été multipliés par quatre et le PIB a augmenté de plus de 2 points (doc 6).
Enfin, la flexibilité interne a pour objectif d’aménager le temps de travail en...
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