Comment socrate cherche-t-il à fonder une forme de vérité qui dépasse le relativisme des sophistes?

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  • Publié le : 22 mars 2011
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Deux mondes s’opposent littéralement lorsque l’on tâche de caractériser le concept de vérité. Pour les sophistes, il existe une vérité propre à chacun et pour Socrate, on parle d’une vérité universelle. La question à laquelle cette dissertation répondra est donc : Comment Socrate chercha-t-il à fonder une forme de vérité qui dépasse le relativisme? Dans un premier temps, il s’agira de définir lessophistes et leur relativisme. Ensuite, il faudra cerner la forme de vérité que Socrate cherche à fonder. Et en dernier lieu, il suffira d’expliquer comment il cherche à dépasser le relativisme, pourquoi il le fait, et établir un constat de sa recherche (réussite ou échec).

(L’objectif du premier argument est de définir ce qu’est le relativisme des sophistes et, par le fait même, decomprendre ce qui incite Socrate à tant vouloir le dépasser.) Mais avant même d’analyser le relativisme, il faut saisir d’où il vient. Les sophistes s’avèrent les premiers enseignants se disant professionnels. Étant des savants, c’est-à-dire, qu’ils savent à peu près tout sur tout, ils se permettent de faire payer ceux qui souhaiteraient bénéficier de leur compétence dans l’art de la parole. Ces servicespermettent à ceux qui ont les poches bien remplies d’utiliser l’enseignement pratique, donc qui sert immédiatement, afin de persuader quelqu’un par le langage. Ainsi, ils puissent se faire reconnaître, se distinguer parmi les « Grands » de la société. Les sophistes sont donc des maîtres dans l’art de bien parler et forment d’excellents orateurs et ce, de manière efficace. Cette efficacité setraduit par une technique qui ne cherche nullement à trouver une vraie vérité, et c’est ce qu’on appelle le relativisme. On le retrouve sous deux formes, empirique et éthique. L’un, portant sur la réalité, l’autre, sur les jugements de valeur, ils sont tous deux déterminés par nos perceptions, nos préférences, nos goûts. Ils donnent ce que la science ne produit pas, des vérités subjectives. Pour lessophistes, il n’y a de vérité que dans le sujet. Tout ce qui existe est relatif, c’est-à-dire, qui dépend du contexte (de l’âge, du sexe, de la religion, etc.) Ainsi, les sophistes clament que toutes nos lois, notre façon d’être et d’agir ne sont que des accords changeants entre les hommes et les époques. Mais ces accords sont bien adoptés par une majorité. Comment donc les établir? Le choix se faità l’aide d’une bataille d’opinion qui se vaut par la force des arguments semblant rationnels, mais qui ne sont, en vérité, que brouillés par le discours sophistique. Ce discours est caractérisé par la volonté de persuader quelqu’un pour qu’il arrive à une vérité « paraissant » plus avantageuse que la sienne, c.-à-d., meilleure et plus juste pour l’ordre social. Et ce discours n’est pas élaborésans des outils bien précis. La rhétorique, les sophismes et l’éristique servent à modifier une perception en agissant directement sur les émotions. La rhétorique est ce moyen par lequel on convint, à l’aide de certaines ruses placées dans notre discours, à donner à l’auditoire tous les arguments sur un plateau d’argent afin « qu’on ne l’amène pas à penser », qu’il ne puisse se faire une propreidée de la valeur des arguments. Les ruses qui sont nécessaires à la rhétorique se nomment les sophismes. Ce sont des raisonnements dépourvus de logique qui, bien manipulés, peuvent facilement tromper l’auditoire. Lorsque George W. Bush a prononcé dans son discours : « Vous êtes avec moi, ou vous êtes contre moi », il a commis délibérément un sophisme. Il voulait donner l’impression que si le peuplechoisissait de ne pas l’appuyer, il serait automatiquement contre, ce qui n’est pas le cas, étant donné un autre choix possible, la neutralité. À cette technique s’ajoute l’éristique, l’art de pouvoir défendre n’importe quel point et aussi bien son opposé. Et la manière d’utiliser de combiner ces trois outils détermine le bon ou le mauvais orateur. Si le relativisme a pour première conséquence...