Comment l'analyse économique étudie-t-elle les problèmes de population

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  • Publié le : 27 avril 2010
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Chapitre 6 - Comment l'analyse économique étudie t-elle les problèmes de population ?

Section 1 – Le développement démographique et l'économie

§1- Les inquiétudes

La croissance rapide de la population des pays peu développés est considérée par la plupart des économistes comme un obstacle au développement économique. Robert MC NAMARA a dit: «en terme simple,l'obstacle le plus grand (à luiseul) au progrès économique et social de la plupart des peuples dans le monde sous-développé réside dans la croissance galopante de la population. La menace d'irrésistible pression démographique est fort semblable à la menace de guerre nucléaire, l'une et l'autre menaces peuvent avoir et auront des conséquences catastrophiques à moins qu'on n'y fasse front de façon rapide et rationnelle.» Cecirésulte de façon un peu dramatique l'opinion de la bombe démographique dont on y faisait référence dans les années 1970. Les théories du surpeuplement sont anciennes. Un territoire est surpeuplé quand on sent que les populations qui y vivent ne sont plus à l'aise, ne sont plus riches que si elles étaient moins nombreuses. C'est pourquoi toutes les théories du surpeuplement manquent de quelque chose,le plus souvent c'est le manque de nourriture ou d'emploi ou le manque d'espace. On définit alors un optimum de population qui est le nombre d'habitants au-delà du quel la situation se détériore. Exemple:Le revenu par tête. Le point de vue de MALTHUS, selon lequel l'augmentation de la population est à l'origine d'une plus grande pauvreté a suscité un puissant courant de pensées.

➢ Lemalthusianisme qui compte des adeptes à propos des pays en développement comme à propos des pays industrialisés.
Sa conséquence la plus concrète est la promotion de vastes campagnes de limitation des naissances. L'argumentation s'est précisée depuis les écrits de MALTUS. Les tenants actuels de la perspective malthusienne privilégient le fait qu'une fécondité basse accroit la proportion des personnes en âgede travailler, et met les femmes dans de meilleures conditions pour s'engager dans la vie professionnelle active. Il remarque ensuite qu'une population stationnaire permet d'alléger le poids des investissements démographiques c'est à dire les dépenses nécessaires pour maintenir constante la richesse par tête quand la pop se modifie. L'augmentation de la population du tiers monde dans les année1950 et 1960 a suscitée certaines inquiétudes parce qu'il était difficile alors d'interpréter cet accroissement de population. Nous savons que cet accroissement résulte d'abord d'une profonde baisse de la mortalité ce qui correspond à une amélioration de la situation puisque les gens apprécient de vivre plus longtemps, les pays du tiers monde ont bénéficié des progrès de la médecine et de l'hygiènebeaucoup plus rapidement que les pays développés où le processus de baisse de la mortalité a duré un siècle. La crainte de voir s'accroître sans limite les populations du tiers monde, s'est amplifiée quand on s'est aperçu que les baisses de développement n'entrainent pas de baisse de la fécondité. L1 Économie

On s'est demandé si ces pays allaient connaitre la transition démographique qui acaractérisé les populations de l'Union Européenne c'est à dire une adaptation de la natalité aux nouvelles conditions d'hygiène et de santé. En Occident l'augmentation du niveau de vie général pendant le XIX ème siècle s'accompagna d'abord d'une baisse générale de la mortalité qui a été suivie d'assez près par une baisse de la natalité, cet enchainement de phénomènes produisit un taux de croissancemodeste avec des taux très réduits de mortalité et de fécondité par rapport aux stades initiaux de la période de transition qui s'étendait sur tout le XIX ème siècle. Cette expérience occidentale fut considérée comme générale et servi de base à la théorie de la transition démographique, en vertu de laquelle le développement entraine une baisse de la mortalité puis d'une baisse de la natalité....