Commentaire andromaque

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  • Publié le : 18 avril 2011
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Dans cette dernière scène d’Andromaque, tragédie de Racine, nous retrouvons Oreste et son confident Pylade, tels qu’ils nous sont apparus lors de la première scène de l’Acte 1 dans un face à face qui met bien en évidence leurs oppositions. Dans ce dénouement tragique qui met en scène les conséquences fatales d’une passion amoureuse aveuglante et dévastatrice nous prenons connaissance à traversle discours narratif de Pylade de la chronologie des évènements. Pour plaire à Hermione qui a décidé de se venger de Pyrrhus qui lui préfère Andromaque, Oreste, en dépit de ses devoirs, s’est fait le meurtrier de Pyrrhus. Dans cette scène, il vient chercher, telle une récompense, l’amour d’Hermione, tout en acceptant le juste châtiment de son crime. Nous assistons alors à un faux dialogue oùchacun joue sa partition, raison contre déraison - et cette absence d’écoute crée déjà les conditions d’un dénouement fatal. Mais de quelle fatalité s’agit-il, Fatalité d’une malédiction, comme le pense Oreste, ou fatalité de la passion non maîtrisée ?
C’est Pylade qui apprend sans détours, dans un registre purement narratif à Oreste qu’Hermione, désespérée par la mort de Pyrrhus vient de sedonner la mort en se poignardant sur le corps de son amant. (Et quoi ? vous l’ignoriez… se frapper et tomber) Ce récit est fait au passé ce qui permet, pour rester en accord avec les contraintes de la tragédie classique, de ne pas représenter sur scène la violence de la mort mais par ailleurs en se déclarant témoin de l’évènement ( nous l’avons rencontrée), Pylade ne permet pas la mise en doute de cepremier dénouement. Cette annonce foudroie Oreste qui perd Hermione définitivement. Il se retrouve seul, traître à son pays, trahi lui-même par Hermione qui s’est servi de lui pour assouvir une vengeance qu’en vérité elle ne souhaitait pas, trop amoureuse de Pyrrhus pour survivre à sa mort. Il se croit alors victime d’une malédiction, d’un destin fatal auquel il ne lui était pas possibled’échapper. Il s’adresse alors aux Dieux (Oui, je te loue Oh ciel de ta persévérance) pour faire la démonstration d’un malheur qui le poursuit et a atteint son paroxysme.( J’étais né pour servir d’exemple à ta colère) Dans cette tirade, c’est la mort, la violence, le sang qui tiennent toute la place et donnent son caractère inéluctable à la vengeance divine ( Dans leur sang, dans le mien il faut que jeme noie- mais quelle épaisse nuit tout à coup m’environne) Dans cette tirade, il ya deux parties. Dans la première les vers sont plus courts, incisifs. Ils accompagnent la constatation que fait Oreste de son destin fatal (Grâce aux Dieux… modèle accompli).Dans la deuxième les alexandrins donnent de l’emphase à la vision morbide qu’Oreste fait de sa propre mort ( Hé bien je meurs… quels ruisseauxde sang coulent autour de moi.)
Mais face au délire consentant d’Oreste qui accepte d’être le jouet d’un destin fatal, Pylade oppose la voix de la raison, de la sagesse. Parce qu’il veut sauver son ami, il tente de lui faire prendre conscience qu’il y a une issue à ses malheurs. D’abord dans la fuite.
TEXTE FAIT AVEC ALEX

De l’antagonisme de ces deux positions, l’une qui affronte laréalité, l’autre qui veut l’ignorer, nous entrons de plein pied dans la folie. La folie c’est celle d’Oreste qui au comble de la douleur, se met à avoir des hallucinations. Dans cette tirade, les phrases exclamatives, courtes, se succèdent et traduisent l’extrême agitation d’ Oreste ( d’où vient que je frisonne) qui semble s’adresser à des interlocuteurs invisibles qui seraient témoins de ses visionsapocalyptiques . (Quels ruisseaux de sang coulent autour de moi).( champ lexical de l’horreur)
Oreste croit voir Pyrrhus revenir à la vie , comme un fantôme qui viendrait le hanter et lui rappeler son crime. Sa haine pour Pyrrhus, son rival est telle qu’i s’imagine en train de le tuer à nouveau mais de sa propre main ( Tiens, tiens.. le coup que je t’ai réservé). Il hurle sa souffrance face...
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