Commentaire apologue

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1586 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 25 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
COMMENTAIRE
INTRODUCTION :
Robert Desnos est un poète français existentialiste du XXème siècle, né en 1900 à Paris et mort en 1945. Il était engagé dans la résistance et participait au mouvement frontiste contre l’Allemagne nazie, ce qui lui a valu sa déportation et finalement sa vie dans un camp de concentration à Tchécoslovaquie. Dans son poème en prose, Ce cœur qui haïssait la guerre…publié le 14 juillet 1943, Desnos incite ses lecteurs à rejoindre les rangs de la résistance. Comment l’auteur utilise-t-il les ressources de la poésie au service de son engagement? Nous montrerons tout d’abord comment l’auteur cherche à toucher la sensibilité pour ainsi transmettre sa pensée et enfin en quoi il diffuse un message militant.
CONCLUSION :
On peut constater que Robert Desnos faitun appel au combat aux hommes dont la vocation n’est pas la guerre à travers ce texte. D’abord il choisit un poème original qui touche la sensibilité pour persuader les lecteurs. Puis il utilise des armes traditionnelles de la rhétorique pour convaincre un public contrarié entre le pacifisme et la bataille. Finalement il transmet un message militant et justifie la participation à la guerre en sereposant sur la défense de la vie et de la liberté. On peut comparer cet extrait avec Le manteau impérial de Victor Hugo publié en 1853. Ce dernier appelle le peuple français à se révolter contre l’empereur Napoléon III qu’il considère comme un tyran sanguinaire. Autrement dit, Hugo et Desnos mettent la poésie au service politique de la France avec l’objectif de « réveiller » le peuple.
PLANDÉTAILLÉ :
L’art de la persuasion
La musicalité de ce poème
Répétitions avec variations autour des mots clés de ce texte « cœur » (vers 1/2/8/9/13/16), battre (1/2/8/9/13/16), le rythme des marées, des saisons vers 2/13/16).
Allitération et assonance dans le premier vers qui évoque la dureté de la guerre (« ba »).
Un rythme ample qui donne un souffle épique autexte.
Les images poétiques :
Métaphore et comparaison qui assimile le corps humain à une machine de guerre : « comme le son d’une cloche » (vers 6), « pour la même besogne » (vers 9), métaphore épique: « assaut de falaises » (vers 10), vocabulaire militaire.
Anaphore aux vers 4 et 5 : « Et qu’ », mise en relief.
Convaincre par l’argumentation
L’implication dunarrateur et du destinataire
– Narrateur, au vers 1 : « ce cœur » avec l’adjectif démonstratif « ce » implique fortement le poète. Le pronom personnel de la 1ère personne du singulier apparaît au vers 7 « je l’entends ». La subjectivité est mise en évidence par l’exclamation au premier vers. Et au vers 8 le pronom possessif « le mien » renforce l’implication du poète.
Destinataire, ilest interpellé par l’impératif du vers 7 « écoutez ». C’est une invitation à partager la perception du poète.
La mise en place de l’argumentation
La thèse reste implicite. Il y a une structure argumentative claire soulignée par des connecteurs logiques : « Pourtant » (vers 13), « Mais » (vers 14), « Car » (vers 16). Opposition de l’imparfait et du présent : opposition de haïr laguerre et de battre pour le combat.
Élargissement de l’expérience personnel à une expérience collective : « Mais non » (vers 8), « de millions d’autres cœur » (vers 8).
Un poème militant
La diffusion du message de la résistance
Champ lexical du combat : « combat » (vers 1), « bataille » (vers 1), « émeute » (vers 6), « révolte » (vers 12), « mort » (vers 12).Phrase : « révolte contre Hitler et mort à ses partisans » (vers 12).
Hyperbole « des millions de français ». Périphrase de l’aube proche qui valorise la libération avec l’emploi de métaphorique d’aube : renouveau de la lumière, du jour dans l’ombre.
La justification du combat
Par la référence à une valeur commune : « Liberté » (vers 14/16), placée plus haut que le...
tracking img